Pourquoi le piratage est un faux problème.
Depuis plusieurs années, les médias n'ont qu'un mot à la bouche : « le piratage ». Qu'il concerne la musique, les logiciels, les films... ce terme est maintenant employé pour désigner tout téléchargement d'une œuvre dont la redistribution est encadrée. Seulement voilà, le terme même de « piratage » est mauvais. Je vais donc commencer par vous expliquer comment se définit ce terme, ensuite, j'aborderai certains points qui me semblent important, principalement la musique, les films et les logiciels.
Le « piratage » fait référence à des actes de piraterie, commis par des pirates. Au fil du temps, le terme a évolué et il désigne maintenant les personnes attaquant les réseaux et serveurs.
Un pirate est un criminel, qui prend possession, avec violence ou menace, d'un moyen de transport. Encore aujourd'hui, un pirate peut être condamné en France à 20 ans de prison.
Dans la bataille de la francisation des mots utilisés sur l'Internet et, plus généralement, en informatique, notre Commission générale de terminologie et de néologie a donc décidé d'utiliser le terme « pirate » pour désigner quelqu'un « qui contourne ou détruit les protections d'un logiciel, d'un ordinateur ou d'un réseau informatique ». Rappelons que nous ne sommes plus en présence d'un crime, mais d'un délit.
Il devient alors intéressant de replacer les choses dans son contexte : en effet, si on utilise le même mot pour définir à la fois un délit plus ou moins grave (celui de pénétrer dans un système d'information sur lequel nous n'avons aucun droit, de récupérer des données confidentielles ou d'endommager les fichiers) et un crime (vol d'un navire pouvant être accompagné de violence, de meurtre, de torture) c'est que l'on insinue que ces deux affaires sont aussi graves l'une que l'autre. C'est faux. Certes, le piratage d'un système informatique d'où s'ensuit la suppression de bon nombre de données primordiales, c'est grave. Mais ce n'est pas un crime. Et le « pirate » n'a tué personne.
Désormais, les médias (télévisions, journaux, radios...), les producteurs et vendeurs de musique et de film, nos ministres... utilisent le terme « pirate » pour désigner une personne, comme vous et moi, qui télécharge musique et film illégalement. Il y a donc un énorme amalgame qui est fait : on compare un citoyen sans casier judiciaire qui télécharge un titre d'un artiste qu'il aime bien, à quelqu'un qui récupère les numéros de carte bancaire de 42 000 clients d'un site de vente en ligne, ou à un pirate qui faisait subir à ses victimes toutes sortes de tortures. Pourquoi ? Pour faire peur aux gens ! Eh oui, votre voisin, là, qui « pirate », c'est pas quelqu'un de net, il faut s'en méfier ! Certes, c'est illégal, mais c'est loin d'être comparable.
Jim McDermott
« Vous pouvez faire ce que vous voulez des gens si ils ont peur »
J'aime cette phrase. Elle peut s'appliquer dans beaucoup de cas de figure et notamment celui qui nous intéresse. À quoi peut donc bien servir de diaboliser les gens qui téléchargent illégalement de la musique ou des films ? Je dirais que ça permet d'instaurer plusieurs types de ressentiments :
- la personne prend peur de tout ce qu'elle entend à propos des peines et des condamnations possibles en cas de téléchargement illégal, et elle préfèrera acheter
- la personne connait des gens qui téléchargent de la musique illégalement et, par peur que ses amis se fassent prendre, les mets en garde contre leurs habitudes et leur conseille d'acheter
De même, le téléchargement de musique et de film est selon moi quelque chose qui peut se révéler avoir des côtés très positifs. Avec les nouvelles plateformes (malheureusement « inaccessibles » et mal conçues) telles que MySpace, de nombreux groupes se font connaitre sans l'aide des « majors ». Et ils se font connaitre d'une manière beaucoup plus démocratique et efficace (des milliers d'internautes) qu'ils ne pourraient se faire remarquer que par un ou deux employés de telle ou telle maison de disque cherchant plus le profit, privilégiant la quantité à la qualité. De plus, les « majors » n'ont tout simplement pas les moyens de détecter tous les jeunes talents existants.
Pourtant, ces mêmes « majors » autorisent des sites comme Deezer, n'est ce pas là une formidable preuve d'hypocrisie ? En effet, l'internaute a accès sans payer, sans s'inscrire à toute la musique qu'il veut (et la « combine » pour récupérer le fichier écouté est tellement simple...). Et ce sont ces mêmes entreprises qui vendent des CDs vierges dans le commerce estampillés « spécial audio ».
En fait, je pense que tout ceci n'est qu'un véritable « pousse à la consommation ». Les maisons de disques, cherchaient un bon moyen de faire penser aux gens qu'ils pourraient gagner en responsabilité et en engagement tout en essayant d'augmenter leurs ventes ont eu l'idée de diaboliser une partie de la population, celle qui préfère le téléchargement. La question que pourtant personne ne se pose est : pourquoi le téléchargement de musique et de film est-il aussi populaire ?
- parce que les CDs et les DVDs sont hors de prix
- parce que c'est bien plus rapide et que ça économise de se déplacer
- parce qu'on peut retrouver des musiques ou des films introuvables en commerce, de nos jours (ancien vinyles, entre autre...)
Notons aussi qu'une grande partie des gens qui téléchargent de la musique, si elles apprécient l'œuvre, achètent la version vendue dans le commerce dans le seul et unique but de soutenir l'artiste (cette attitude est de plus en plus découragée par les prix exorbitants pratiqués pour les CDs)
Le meilleur moyen d'augmenter les ventes serait sûrement de baisser les prix. Quand je vais dans un magasin de musique, tous les CDs sont aux environs de 20€, peut importe le nombre de piste, c'est très cher. Les films, c'est encore plus cher.
Et pour retourner sur cette idée d'économie de déplacement, il faut bien se dire qu'en 2008, avec l'Internet et les outils de ce genre, les gens aiment à avoir tout de chez eux, sans effort. C'est logique et c'est le but même d'Internet. On pourrait alors imaginer que ces éditeurs de contenu mettraient à disposition la musique et les films en téléchargement payant à des prix dérisoires. Ils le font, certes, mais très mal. Leurs sites sont impossibles d'accès si on n'utilise pas un système d'exploitation Microsoft Windows, un plugin Adobe Flash et un lecteur Windows Media Player capable de lire les fichiers protégés par ces fameux DRM. Autrement dit, on nous force à utiliser des logiciels eux-mêmes privateurs afin de nous vendre de la musique à bas-prix.
La musique achetée sur Internet directement auprès des « majors » est une énorme arnaque. Le prix peut paraitre intéressant mais, non seulement, l'achat d'un titre oblige d'acheter aussi des logiciels privateurs pour les écouter mais surtout : vous n'achetez qu'un contenu de faible qualité, sans aucun support (jaquette, CD...). Un CD acheté dans le commerce bénéficie d'une pochette, des fois même de photographies, paroles, livret sur l'artiste. La qualité sonore d'un CD audio est excellente. Un titre acheté sur Internet est en MP3, c'est un format compressé qui fait perdre énormément de qualité.
De fait, la musique achetée sur Internet n'a presque aucune valeur, comparée à un vrai CD.
Richard Stallman
« C'est une question du système social dans lequel le programme s'utilise. [...]
Tu es en danger de tomber dans un dilemne moral, à n'importe quel moment, quand un ami te demande une copie du programme. À ce moment, tu seras obligé de choisir entre deux maux.
Un mal est : lui donner une copie et rompre la licence du programme. L'autre mal est : obéir à la licence du programme.
Étant dans le dilemne, tu devrais choisir le "mineur mal" qui est : lui donner une copie et rompre la licence du programme. »
C'est d'ailleurs une bonne raison d'aborder un sujet qui était à la mode il y a quelques années mais que les médias semblent délaisser au profit de la musique : les logiciels. En effet, est considéré comme « pirate » la personne qui télécharge de la musique et des films mais aussi un logiciel dont, là aussi, la redistribution est encadrée.
Seulement voilà, à ce niveau, on peut très bien combattre ce système : il suffit d'utiliser des logiciels libres. Il est en effet possible de n'utiliser que des logiciels libres et de se débarrasser de ce vieux modèle de frein à la redistribution.
On peut alors regretter qu'encore très peu de musiciens s'intéressent au mouvement du libre. Des artistes commencent à assouplir les conditions de redistribution de leurs œuvres, on ne peut qu'espérer que ce mouvement s'intensifiera et que la redistribution de la musique deviendra bientôt « libre ».
La situation rêvée serait que, parallèlement au monde des « majors », se développe une véritable production de musique libre (respectant ainsi les quatre libertés fondamentales s'appliquant au logiciel libre) grâce à laquelle on pourrait télécharger ce qu'on voudrait quand on le voudrait, les redistribuer, les améliorer, les modifier... Et alors, là, le téléchargement ne sera plus une histoire de piratage.
Ce billet a été relu par Ptit FR[e]D, qui m'a apporté encore quelques petites idées.
Sources : Piraterie, Piraterie, Piratage, Pirate informatique, Liste de pirates, Fahrenheit 911 par Michael Moore, Conférence de Richard Stallman le 03/04/2007.
Jim++
# | 3 commentaire(s) - Trolleur égaré | lundi 19 mai 2008, 22:22
" Mais ce n'est pas un crime. Et le « pirate » n'a tué personne."
Un violeur non plus, remarque :D
Pas plus qu'un mec qui roule à 80 en ville. C'est pas un crime, mais ça n'empêche pas qu'il doit être puni.
xbright
# | 303 commentaire(s) - Vrai trolleur | lundi 19 mai 2008, 22:25
En même temps, j'ai pas remis en cause l'illégalité du téléchargement de ce genre de fichiers :P
Ça l'est, c'est une chose sûre sur laquelle « on ne peut pas revenir ». Par contre, rien ne nous empêche d'analyser un peu la question comme j'ai tenté de le faire.
Vlad
# | 3 commentaire(s) - Trolleur égaré | lundi 19 mai 2008, 22:56
Hello !
Merci pour ce billet intéressant et synthétisant assez bien la question. On peut aussi insister (tu l'évoques mais de manière diffuse) sur les deux révolutions que constitue internet dans le domaine : plus besoin de support matériel ; plus besoin d'intermédiaires. Si les majors reconnaissent à demi-mot la première (plate-forme de dl légal), ils veulent à tout prix faire oublier la deuxième, pour ne pas donner de "mauvaises" idées aux artistes.
En revanche, je trouve que transposer les libertés logicielles à la musique n'est pas la solution idéale, en particulier sur deux points : la modification et l'utilisation commerciale. En effet, il y a une dimension fondamentalement différente : la musique ne "s'améliore" pas nécessairement. Une modification d'une œuvre d'art peut être "trahie" par une modification ultérieure, puisqu'elle a vocation à être une œuvre finie en soi (bien que cela arrive qu'elle soit améliorée, bien sûr). Ex. : les 2be3 réarrangent et réécrivent en partie Hallelujah de Cohen en le massacrant ; ce dernier a le droit d'autoriser ce massacre ou non.
L'autre point, c'est l'usage commercial : si un artiste préfère distribuer sa musique gratuitement et la laisser s'intégrer dans des ptits montage de vacances persos sur Youtube, il n'acceptera peut-être pas qu'elle soit intégrée sans rémunération dans le dernier Indiana Jones.
Tout ça pour dire qu'il me semble qu'appliquer strictement les principes du libre (logiciel) à la musique risque d'effrayer des artistes qui désirent garder un contrôle de l'intégrité de leur œuvre et une éventuelle rémunération en cas d'utilisation commerciale. À ce niveau les Creative Commons sont beaucoup plus séduisantes en matière d'art, puisque l'artiste a toute l'amplitude du choix, et peut libérer la distribution et l'utilisation non-commerciale tou en gardant le contrôle sur l'intégrité et/ou l'utilisation commerciale.
Désolé pour ce commentaire-fleuve
fluonymous★
# | 1 commentaire(s) - Trolleur égaré | lundi 19 mai 2008, 23:49
Hugh-salut!
Je ne ferait que redire ce qui a deja été dit par indiens bilingues: TOUS DES FASCISTES DE MERDE!!! DES FASCISTES DE MERDE!
ThibG
# | 3 commentaire(s) - Trolleur égaré | lundi 19 mai 2008, 23:52
Vlad, mettre tes ptits montages de vacances persos sur Youtube, c'est pas une super bonne idée... Et je suis pas sûr que ce soit autorisé par la CC BY SA NC (ND). En effet, si je vais sur youtube, j'ai AdBlock qui s'énèrve... la pub rapporte de l'argent, et donc youtube se fait de l'argent sur ton petit montage de vacances, et, par extension, grâce à la musique que bidule aura composé.
Le même problème s'applique pour la diffusion dans des lieux dont l'entrée est payante, la distribution sur CD, tu peux pas faire payer le support il me semble... enfin bref...
Quand à l'art, chacun en a sa vision, chacun devrait pouvoir adapter une œuvre à ses goûts, j'vois pas pourquoi ce serait différent du logiciel...
elghinn
# | 203 commentaire(s) - Nolife | mardi 20 mai 2008, 00:07
« En revanche, je trouve que transposer les libertés logicielles à la musique n'est pas la solution idéale, en particulier sur deux points : la modification et l'utilisation commerciale. En effet, il y a une dimension fondamentalement différente : la musique ne "s'améliore" pas nécessairement. Une modification d'une œuvre d'art peut être "trahie" par une modification ultérieure, puisqu'elle a vocation à être une œuvre finie en soi (bien que cela arrive qu'elle soit améliorée, bien sûr). Ex. : les 2be3 réarrangent et réécrivent en partie Hallelujah de Cohen en le massacrant ; ce dernier a le droit d'autoriser ce massacre ou non. »
Donc tous les logiciels... c'est de la merde ? En tout cas à te lire c'est ce que je comprends.
« L'autre point, c'est l'usage commercial : si un artiste préfère distribuer sa musique gratuitement et la laisser s'intégrer dans des ptits montage de vacances persos sur Youtube, il n'acceptera peut-être pas qu'elle soit intégrée sans rémunération dans le dernier Indiana Jones. »
Non mais sérieux, tu te relis parfois ? Ce que tu dis, c'est le même discours que ceux qui sont contre le logiciel libre.
xbright: bon, quand est-ce que ton blog raménera des libristes, et pas des mecs qui ne comprennent rien au libre, qui confondent libre et gratuit, et qui pire de tout, surfent sur la vague du libre alors qu'ils ne jurent que par les logiciels privateurs ?
xbright
# | 303 commentaire(s) - Vrai trolleur | mardi 20 mai 2008, 00:48
Vlad, merci pour ton avis sur mon billet
Par contre, pour la suite de ton commentaire, je me permets de m'opposer à ce que tu dis. Je crois qu'un logiciel est une oeuvre au même titre qu'un morceau de musique. Et les deux, selon moi, peuvent être placés sous des licences libres telles que la GNU GPL.
Je pense d'ailleurs que Jamendo a induit un effet pervers : les gens maintenant se disent « c'est mieux que rien ». Bon c'est sûr, que les Creative Commons, c'est pas si mal. Mais si c'est un premier pas vers une prise de conscience qui amène à la mise à disposition de son oeuvre sous licence libre, là, c'est mieux. Je suis persuadé que l'avenir est aux contenus de tous types, distribués à titre onéreux ou non, sous des licences libres.
Vlad
# | 3 commentaire(s) - Trolleur égaré | mardi 20 mai 2008, 00:54
@ThibG : c'est p'têtre pas une très bonne idée, et je ne l'ai jamais fait perso, mais il y en a qui le font... Par contre, je suis sur que ça soit couvert même avec une clause NC : celui qui poste la vidéo sur Youtube ne touche pas d'argent. Il ne pourra pas être poursuivi pour en avoir fait un usage "avec l'intention ou l'objectif d'obtenir un profit commercial ou une compensation financière personnelle". Diffusion dans les lieux dont l'entrée est payante, ok c'est contraire à la NC si le diffuseur est rémunéré. Quant à la distribution sur CD, tout dépend de l'intention, encore une fois : tu veux faire des bénefs ou pas ?
Sur la question de l'intégrité de l'œuvre, je mentionne juste que c'est beaucoup plus difficile à admettre par un artiste (qui pense son œuvre achevée) que par un dev (qui accepte que son travail soit amélioré) de laisser son œuvre être modifiée.
@elghinn : ça vaut la peine que je te réponde ou pas ?
Les logiciels et les œuvres d'art sont par nature différents : les premiers ont une fonction "artistique" (plus flou que ça tu meurs ; ça tiens à la réflexion, parfois au divertissement, parfois à la provocation, mais une chose est sûre : l'artiste veut faire passer un message), les seconds ont une fonction "utilitaire". Pour cette raison, modifier un tableau ou une musique peut revenir à travestir le message original, alors que modifier un logiciel consiste à le rendre plus fonctionnel.
Ce qui convient très bien au logiciel n'est peut-être pas ce qui conviendra le mieux à l'art, tout simplement. Y a pas de mal à ça, et je vois pas en quoi je défends les logiciels privateurs en disant ça, ni en quoi je confonds libre et gratuit. Au contraire, puisque je pense que le modèle envisageable pour la musique est un modèle partiellement gratuit, mais pas libre. Tu peux te garder tes insultes, merci.
@xbright : Merci pour ta réponse.
En fait, on est tout simplement pas d'accord sur ce point là. Je pense que si on demande leur avis à des dev et à des artistes, on aura droit à des conceptions bien différentes de leur rapport à leur "production". Mais bon, on verra bien l'évolution. À mon sens, l'intérêt des CC est de ne pas imposer un modèle aux artistes tout en leur permettant de sortir du copyright classique.
Sebseb01
# | 4 commentaire(s) - Trolleur égaré | mardi 20 mai 2008, 00:54
Très bon billet !!!
Mais je souhaite juste souligner qu'un artiste ne vit pas avec les ventes de ces CD, mais bien des concerts. De mémoire, il y avait d'ailleur une pétition d'artiste (et pas des petits) pour autoriser le téléchargement, mais je ne retrouve pas le lien. Les CD restes uniquement sur préssion des majors, mais il ne vont pas resister longtemps (/me hope).
@+
elghinn
# | 203 commentaire(s) - Nolife | mardi 20 mai 2008, 01:14
mouarf mouarf mouarf
Tes « arguments » c'est typiquements ceux qu'on nous sort quand on parle de logiciel libre à des fanboy des logiciels privateurs. Ni plus, ni moins. Surtout que quand j'allume funradio, skyrock, ou nrj, c'est plus du bruit que de l'art que j'entends. Et quand bien même ça serait de l'art, je vois pas en quoi ça me donne pas le droit de le modifier pour que ça me convienne mieux. Y'en a qui trouve gnome super génial, que y'a rien à retoucher, bah moi je ne suis pas du même avis, y'a plein de trucs que je trouve nul et qu'il faudrait modifier.
Et son argument sur le commercial... Mandriva et redhat pour ne citer qu'eux, se font de l'argent sur le dos des libristes, et ça n'a pas l'air de te géner ça. Comme si c'était sur-humain de faire de la musique et que n'importe quel trou du cul pouvait pondre un logiciel de la mort qui tue. Faut arrêter de raconter n'importe quoi au bout d'un moment, et ouvrir les yeux. Faire un bon logiciel ça demande beaucoup de boulot. J'vois pas pourquoi faudrait mettre les « musiciens » sur un pied d'estale.
Puis bon, entre une musique qui détend, et un jeu qui détend, tu m'expliques la différence entre ce que toi tu appelles un outils, et ce que toi tu appelles de l'art ?
N'empêche que c'est triste ton point de vue sur la programmation, et sur le Libre.
Vlad
# | 3 commentaire(s) - Trolleur égaré | mardi 20 mai 2008, 02:09
@elghinn : apparemment, t'as décidé de pas me respecter en tant qu'interlocuteur.
Déjà sur le fait que t'as pas le droit de modifier la bouse qui passe sur funradio ou nrj, c'est effectivement le cas à l'heure actuelle, que ça te plaise ou non. Ici on parle de l'éventuelle future évolution. Gnome, bien que graphique, n'en est pas moins un outil logiciel. Mandriva et RedHat se font de l'argent en fournissant des services autour du logiciel, c'est leur plue-value : sans cela, il te suffirait de fournir gratos les logiciels qu'ils vendent, et ils n'avanceraient pas des masses. Tu peux me dire quels sont les services rentables autour d'une chanson que n'importe qui peut utiliser sans contre-partie ? On a le droit de discuter de la rentabilité d'un modèle ? ou non ?
(Ne me parlez pas du mythe de la rémunération par les concerts qui oublie largement le travail de l'auteur et du compositeur, quand ceux-ci ne sont pas interprètes).
Sinon, c'est bien parce que faire un bon logiciel demande beaucoup de boulot que l'aspect "modifiable/améliorable" est d'autant plus important dans son cas : tu me fais dire exactement le contraire de ce que je dis. Je mets pas les musiciens sur un piédestal ("pied d'estale" mouarf), je parle juste de leur rapport à leur travail qui est différent du rapport du dev à son travail. Parce que oui, il faut aussi comprendre le point de vue des gens qui bossent, et pas seulement le point de vue de celui qui profite. Le logiciel libre a été conçu par des dev', et colle avec le rapport du dev à son travail. Je vois pas pourquoi l'imposer à tout prix à des artistes à qui ça convient pas.
Sur la question du jeu vidéo, c'est une excellente question, c'est vraiment un cas à la lisière des deux catégories : d'ailleurs, pourquoi tant de jeux sous Nux sont semi-libres (logiciel), semi-proprio (données) ? (Warsaw, Sauerbraten, Urban Terror, Smokin Guns...)
N'empêche que ce qui est triste, c'est ton étroitesse d'esprit.
zippy
# | 1 commentaire(s) - Trolleur égaré | mardi 20 mai 2008, 03:10
Tu connais Jamendo? C'est un site qui distribue de la musiques libre, sous licence Creative Common.
La plupart des production son moyenne mais certaines sont vraiment sublime.
Exemple: http://www.jamendo.com/fr/album/248...
xbright
# | 303 commentaire(s) - Vrai trolleur | mardi 20 mai 2008, 03:39
Il est conseillé de lire un peu les commentaires avant de poster le sien, déjà, t'aurais la réponse à ta question.
Ensuite, pour parler du fond de ce que tu dis, je suis désolé de t'annoncer que tu te trompes sur 2 points :
- premièrement, Jamendo ne distribue que très peu de musique libre (comme je le disais dans un ancien billet : http://xbright.codingteam.net/dotcl...)
- deuxièmement, Creative Commons n'est pas une licence, c'est un panel de licence.
Et par exemple, l'album dont tu me parles est en CC BY-NC-ND. C'est donc vraiment très très très très très très très très très très très très très très loin d'être libre. Tout juste gratuit.
ThibG
# | 3 commentaire(s) - Trolleur égaré | mardi 20 mai 2008, 09:38
Vlad, Excuse moi, mais sans modifier une œuvre, tu peux argumenter et trouver dedans un message contradictoire à celui que l'artiste voulait faire passer...
Demander à un développeur et un artiste pour les droits qu'il donnerait, on aurait une réponse différente ? Ça ne veux strictement rien dire.
Demandes à un dev de chez Microsoft, il sera en faveur du proprio. Bizarre, hein ?
Demandes à Raphaël Badawi, par ex., il sera en faveur du libre. Bizarre, hein ?
Ton argument ne tiens pas.
Dans les jeux « semi-libres » que tu cites, Urban Terror et Smokin Guns sont basés sur le même moteur... donc la grande partie c'est des données, et le travail a été exclusivement dessus, donc « semi » ça veux pas dire grand chose.
Par contre, Warsaw et Smokin Guns essaient de libérer leurs données...
davitof
# | 3 commentaire(s) - Trolleur égaré | mardi 20 mai 2008, 11:58
@Vlad & ThibG
A prendre en compte pour séparer/comparer les développeurs et les artistes:
- le mot "artiste" est pour le moins galvaudé et le mot "musique" par exemple recouvre des oeuvres qui tiennent plus du papier peint et d'autres qui sont intemporelles,
- il existe des artistes depuis la préhistoire, alors que les premiers développeurs ont tout juste atteint leur retraite (ce qui entraîne que leurs cultures et leurs histoires sont fondamentalement différentes)
- le mot développeur recouvre des métiers totalement différents depuis le programmeur de gestion jusqu'au concepteur de niveaux de jeux (dans lequel je considère qu'il y a quelque chose d'artistique)
- les artistes ont considéré comme normal la copie et le plagiat jusqu'à il y a moins d'une centaine d'années (merci copyright, et il n'y a pas que les artistes)
Bref, comparer l'art et les logiciels me paraît impossible, ces termes recouvrent des concepts beaucoup trop flous qui de plus se recouvrent partiellement.
Nicolas
# | 3 commentaire(s) - Trolleur égaré | mardi 20 mai 2008, 12:33
Salut,
J'avais commencé à écrire un commentaire mais il devenait trop gros.. J'en ai fait un billet sur mon blog : http://www.sicard.name
Bonne route et à bientôt !
Nicolas
Thomas
# | 2 commentaire(s) - Trolleur égaré | mardi 20 mai 2008, 12:46
Très bon billet !
je ne suis pas certain que les gens associent vraiment les deux. Enfin comme tu le dis il faut distinguer les personnes qui téléchargent illégalement et ceux qui "piratent" les comptes bancaires. Dans ce dernier cas, il est vrai que l'utilisation de ce mot peut faire peur.
- Concernant l'amalgame entre pirates et pirates
- Je suis entièrement d'accord avec toi sur le prix des CD/DVD et places de cinéma. Pour ma part je vais de moins en moins au cinéma à cause des tarifs. C'est dommage... Ce qui est énervant c'est que c'est Monsieur Universal ou autre qui prend la plus grosse part...
- Entièrement d'accord avec ton point de vue concernant le logiciels. A ce propos je suis toujours consterné de voir à quel point il est devenu normal dans la conscience des gens d'utiliser des logiciels piratés. Je reçois souvent (et même à mon taf) des documents Photoshop ou autre tout en sachant pertinemment qu'il n'y a pas de licence légale derrière. Ce qui m'irrite c'est que d'une part je ne peux pas les ouvrir, et d'autre part la personne aurait très bien pu utiliser un logiciel libre (qui sont aujourd'hui dans 98% des cas aussi performants et fonctionnels que leurs cousins propriétaires) pour dessiner un carré rouge et trois ronds.
yoho
# | 2 commentaire(s) - Trolleur égaré | mardi 20 mai 2008, 17:32
Bravo vlad. Un indice chez vous : son étroitesse d'esprit provient de l'OS qu'il utilise.
elghinn
# | 203 commentaire(s) - Nolife | mardi 20 mai 2008, 20:44
Issu de http://chat.jabberfr.org/logs/mandr... :
[16:07:05] <yoho> elghinn, c'est pas un opérateur de jabberfr.org ?
[16:07:35] <yoho> il semble bien remonté contre la vie, comme type (et Mandriva en particulier) : http://xbright.codingteam.net/dotcl...
Heureuseument pour moi, je ne suis pas un opérateur de jabberfr.org (d'ailleurs, j'ai même un peu de mal à comprendre ce que ça veut dire exactement). Mon seul lien avec jabberfr.org, c'est que je suis un utilisateur francophone de jabber, et qu'à mes heures perdues je contribue sur le wiki de jabberfr.org avec ma maigre connaissance. Et quand bien même je serais « opérateur », « admin », ou n'importe quel autre poste à « hautes responssabilités », je ne vois pas le rapport avec ce que j'ai pû dire. Je ne m'exprime jamais au nom de jabberfr.org quand je parle, JAMAIS. Déjà parce que justement je ne suis pas admin/opérateur/cequetuveux de jabberfr.org, et puis ensuite parce que jabberfr.org c'est jabberfr.org, et que moi c'est moi. D'ailleurs, si ça ne te dérange pas, pourrais-tu me dire ce qui t'a fait penser que tel était le cas ?
Concernant Mandriva, tu as fait une autre bourde. Sache que j'ai utilisé mandrake pendant 4-5 ans, que ça a été mon tout premier système d'exploitation GNU/Linux, et que pendant les 3 dernières années où je l'ai utilisé, j'étais inscrit au club mandrake (oui oui, le club payant, celui là même où je déboursais 60euros par an). C'était ma façon à moi de contribuer au libre à l'époque. Et je ne regrette pas du tout d'avoir utilisé mandrake, ni même d'avoir fait parti du club, et encore moins d'avoir acheté le powerpack de la 9.0. Maintenant ose redire que je suis remonté contre mandriva.
« Bravo vlad. Un indice chez vous : son étroitesse d'esprit provient de l'OS qu'il utilise. »
Oui, aujourd'hui j'utilise debian. Et alors ? Ça te pose un problème ? En tout cas ton attaque personnelle et gratuite fait vraiment gamin de maternelle... Évolue un peu. Deviens un peu plus mature. Ça ne peut que te faire du bien.
Sache qu'il n'était nullement dans mon intention de reprocher quoi que ce soit à Mandriva par rapport au fait qu'ils se font de l'argent sur le dos des développeurs de logiciels libres. Ce n'est d'ailleurs pas ce que je pense. Si demain tu décides de te faire des sous grâce à un logiciel libre que j'ai développé, ou aidé à développer, ça ne me posera absolument aucun problème. Si tel avait été le cas, je n'aurai pas fait un logiciel libre, mais un logiciel privateur avec au minimum une clause nc. Pour ta défense, on va dire que tu n'aimes pas ma façon de m'exprimer (et je ne t'en veux pas du tout), et que tu as donc lu en diagonale. Ça a dû donner un truc du genre : « je trouve nul Mandriva se font de l'argent sur le dos des trou du cul ». Si effectivement tu as lu ça, ta réaction peut éventuellement se comprendre. Par contre, tu y vas un peu fort avec le « (et Mandriva en particulier) ». Parce toi t'as l'air de totalement occulter redhat. Aurais-tu un problème avec redhat ?
Traduction langage_elghinn/français : Il existe beaucoup de gens qui se font des sous grâce au Libre, c'est un fait. Et il n'y a rien de choquant là dedans. Donc il n'y a aucune raison pour que ça le soit pour de la musique qui demande moins d'effort.
C'est uniquement pour ça que j'ai parlé de mandriva et redhat. Et en aucun cas pour le leur reprocher (malgré ce que tu as pu comprendre). Pourquoi mandriva et redhat ? Parce que ce sont les deux premiers qui me sont venus à l'esprit.
Après, si tu veux penser que c'était une attaque délibérée envers mandriva et uniquement envers mandriva... Hé bien soit. Fais comme bon te semble. Mais tu le penseras tout en sachant que ce n'est pas ce que je voulais dire.
Vlad: content de voir qu'on est aussi étroit d'esprit l'un que l'autre, et que tu te contredis toi même, tout en me donnant raison, bien qu'on voit que tu n'as visiblement pas compris ce que je voulais dire. Je vais te le résumer un peu : dire ce que tu dis, ça revient à dire qu'il vaudrait mieux que les logiciels ne soient pas libres. En gros, qu'il y ait les closes nc et/ou nd sur CHAQUE licence de logiciels. Et ho, magie-magie, c'est exactement ce que les pro-privateur voudraient.
« piédestal ("pied d'estale" mouarf) »
Désolé d'avoir fait un jeu de mots que tu n'as pas apprécié :'(
nookie
# | 2 commentaire(s) - Trolleur égaré | mercredi 21 mai 2008, 01:15
alors pour toi, ne pas bouger le cul de sa chaise, ce serait ça le but du réseau internet? bravo, tu fais honneur au noble mouvement qu'est celui du logiciel libre, intimement lié au développement des technologies qui régissent INTERNET ainsi qu'à l'élaboration d'un réseau décentré qui permet aux gens de s'exprimer plutot que rester le cul posé sur une chaise. En consommant du peer to peer tu es toi aussi un consommateur assouvi.
ah mais oui!!! on a qu'a baisser le prix et les gens reconsommeront, bravo tu as la solution. merci
xbright
# | 303 commentaire(s) - Vrai trolleur | mercredi 21 mai 2008, 16:38
Salut nookie, bienvenue ici.
« ne pas bouger le cul de sa chaise, ce serait ça le but du réseau internet? »
Joli. J'ai juste dit que le but d'Internet, c'est d'avoir tout ce qu'on veut, là où on veut. Après, avec les nouvelles technologies top-moumoutes, le « où on veut », ça peut être à la plage, dans le métro, ou sur ta chaise, oui. Ça, c'est un problème d'interface chaise-clavier (si on peut qualifier de clavier la merde qu'on trouve sur ces merdes de micro-portables). Tant pis pour toi si tu le conçois comme ça et que ça te dégoute. Moi, j'ai pas envie de me déplacer et je n'en vois pas le problème, je le vis même très bien
« noble mouvement qu'est celui du logiciel libre, intimement lié au développement des technologies qui régissent INTERNET »
Là, j'ai rien compris. T'as bu combien de bières avant de poster ? :o
« l'élaboration d'un réseau décentré qui permet aux gens de s'exprimer plutot que rester le cul posé sur une chaise »
Ah ouais. Et tu m'expliques en quoi la « géographie » du réseau change la façon que t'as de t'assoir (ou non) devant ton écran ? Parce que t'es bien obligé d'être devant lui pour t'exprimer sur ce réseau déconcentré. Mais tu peux le faire debout si ça t'embêtes tant que ça de poser ton cul sur ta chaise.
« En consommant du peer to peer tu es toi aussi un consommateur assouvi. »
Celle là, c'est la meilleure. J'admire l'audace de la conclusion. Parce que, dans ce billet, j'ai juste fait un constat, sans parler de ce que moi je fais et toi, tu conclus que je télécharge illégalement musiques et films sur le peer to peer. Soit.
Quand bien même je le ferai, je ne vois pas en quoi je serais attaché à ton cliché désagréable de « consommateur assouvi ». Quand je parle d'art, je ne parle pas de ce qu'on peut entendre à la radio ou à la télé (ou alors, très rarement)
« on a qu'a baisser le prix et les gens reconsommeront, bravo tu as la solution. merci »
De plus, si les prix baissaient, on s'en fout du bling-bling-ringard, il sera toujours aussi apprécié, ça ne t'empêchera pas d'accèder - légalement - à ce que tu aimes plus facilement.
Ah, voilà que tu recommences avec ton esprit pseudo-révolutionnaire.
J'ai jamais dit qu'il fallait consommer toujours plus, j'ai même dit le contraire. Mais bon, si ça te fait plaisir de croire ça
N'empêche, c'est bizarre, j'étais pourtant sûr d'avoir conclu mon billet sur le mouvement du libre, pas sur une quelconque baisse de prix. Comme quoi, tu me fais vraiment dire ce que tu as envie de lire
nookie
# | 2 commentaire(s) - Trolleur égaré | jeudi 22 mai 2008, 01:14
Bonsoir!
Certes je me suis un peu excité et tu réponds avec moins d'énergie négative que moi
Je t'en remercie.
Je reste un peu déçu de ta mise en relation d'Internet et du phénomène "avoir tout ce qu'on veut, là où on veut". Il me semble qu'Internet a pour but un échange, une construction commune plutôt qu'une récolte facilitée. Je n'ai rien contre toi en particulier, je me permet seulement une critique du message véhiculé par ton "article". Il ne suffit pas de dire le mot libre pour en véhiculer les idées. (pour moi "le cul sur sa chaise" signifiait admettre être passif)
Pour ce qui est de la phrase que tu n'as apparemment pas compris (je n'aime pas la bière
) au sujet du lien entre le mouvement du libre et Internet, il me semble assez clair. Ce réseau serait tout simplement impossible sans tous les protocoles ouverts tels que TCP/IP, HTTP... ainsi que BIND, le serveur dns majoritaire sur la toile et j'en passe... De même, le logiciel libre ne serait pas possible sans le mail et autres outils collaboratifs du réseau. C'est simple, je pense qu'Internet EST le mouvement du libre et inversement. (toujours aucune bière dans mon gosier)
Je ne nie pas un certain effet boule de neige une fois que j'ai lu le début de ton article, la suite m'a parut moins intéressante. Je suis subjectif et ne le rejette pas. Ce n'est pas si grave d'avoir des avis différents. Je ne pense pas te faire dire ce que tu ne dis pas, mais plutôt me concentrer sur des aspects différents. Allez je m'auto-critique : je suis hors sujet. Peut être bien...
Je ne pense pas que le fait de se poser la question : "l'argent doit-il avoir une place si importante dans notre mode de vie?" soit réellement "pseudo-révolutionnaire". Encore une différence entre nos opinions. Et je me permet de reprendre une de tes techniques d'argumentation : Quand bien même je serais pseudo-révolutionnaire! souviens toi que ces gens ont battit un environnement légal pour permettre Internet et les logiciels libres.
Bon j'avoue je reste dans l'agression mais c'est aussi dans le but d'avoir une confrontation intéressante...
Il me reste tout de même à te dire que je suis d'accord avec la majeure partie de tes dires et que cet article est bien écrit.
Si je puis me permettre d'ajouter quelque chose : en subventionnant l'industrie du disque, on cautionne quelque part (en tout cas on aide) des gens qui vont financer des productions bidon...allez on va pas non plus passer du temps sur les points où on à l'air d'accord, c'est pas drôle.
Bonne nuit
Cédric
# | 5 commentaire(s) - Trolleur égaré | jeudi 22 mai 2008, 03:27
Salut,
Pour ma part, j'ajouterais qu'on peut pas dissocier le problème du téléchargement illégal avec l'arrivée d'internet dans les foyers, qui a quand même permis au commun des particuliers de faire sauter les protections de supports audio, video avec les jeuxs, ou même des logiciels par exemple, et de permettre la copie illégale à une échelle beaucoup plus grande que les réseaux d'échanges traditionnels tels qu'ils pouvaient exister avec la micro-informatique y a encore 15 ans, et ce grace à des outils tiers. Les chiffres sont là pour le prouver je pense.
Par ailleurs , ramener en partie le problème du téléchargemet illégal à celui du modèle économique des "majors" tel qu'il existe depuis plus de 30 ans dans l'industrie du disque par exemple, je suis pas vraiment d'accord. D'ailleurs la copie de cassette audio ou de cassette vidéo ont toujours existé. Simplement on était déjà dans un marché existant, à l'inverse d'internet qui apparaissait comme un nouveau marché emmergeant. C'est toujours difficile de s'adapter à une nouvelle technologie quelque soit d'ailleurs, surtout lorsqu'on la maîtrise pas vraiment et pour laquelle aucune loi du marché n'a été définie dès le départ. En gros on pourrait même penser que ce sont les consommateurs qui se sont arrogés une technologie en en détournant son usage de départ, et par extension à en couler le modèle socio-économique. D'ailleurs je ne vois pas pourquoi les majors ne pourraient pas y tirer leur épingle du jeux.
Dans l'histoire, je pense que le monde du libre y tire surtout son compte par sa philosophie, et que le particulier l'a bien compris, et y gagnera aussi à son porte-monnaie parce que c'est un modèle "économique" qui l'arrange bien.
xbright
# | 303 commentaire(s) - Vrai trolleur | jeudi 22 mai 2008, 13:48
@ nookie
Si tu cherches toujours la confrontation, tu risques d'être déçu, je suis globalement d'accord avec ton dernier commentaire :'(
À part que je vois pas en quoi « avoir tout ce qu'on veut, là où on veut », ça serait contraire à une possibilité d'échange. Moi, j'échange beaucoup, je passe mes journées sur des salons de discussion, j'ai des petits projets de logiciel libre... mais ça m'empêche pas de vouloir la définition complète d'une notion sur Wikipédia quand j'en ai envie.
KaliKo
# | 1 commentaire(s) - Trolleur égaré | mercredi 11 juin 2008, 23:21
J'arrive un peu en retard sur le billet, ainsi soit il.
Pour mener un peu plus loin la réflexion je conseille à tous les trolleurs, commentateurs et autre libristes la lecture de : « Du bon usage de la piraterie »[0].
Livre de Florent Latrive disponible en téléchargement libre¹ [1] ou bien chez votre libraire.
[0] http://www.freescape.eu.org/pirater...
[1] http://www.freescape.eu.org/pirater...
Longue vie au Libre,
KaliKo
--
¹ Licence Creative Commons (by-nc-sa)
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