xbright’s world

« Kilékon ! » ~ Bobby Bionic

 

Hop, et de deux !

Je me rappelle de ce billet, publié en mai 2007, où je décidais de quitter le planet du site Ubuntu-fr.org. Les raisons que je donnais sur mon départ et mes impressions sur ce planet sont, bizarrement (ou pas), plus ou moins les mêmes aujourd'hui, à propos du Planet Libre.

Comme je le disait dans mon précédent billet, une polémique sur le bienfondé de mon billet à chaque fois que j'écris quelque chose de différent du billet-de-masse (comprendre : sortie d'un nouveau bousin ou mise en avant d'une fonctionnalité méconnue - ou pas - d'un autre bousin), ne m'intéresse absolument pas. Ce n'est pas comme si mon blog était ma principale activité et j'ai vraiment d'autres chats à fouetter que de devoir me justifier à chaque fois ou subir de longues discussions interminables qui sont plus puériles qu'autre chose.

Je quitte donc le planet-libre, notamment parce que j'ai moyennement apprécié le fait qu'un de mes billets ait été censuré et aussi pour tout un tas d'autres raisons listées dans ce billet. Je n'ai rien contre les gens qui composent ce truc et certains sont d'ailleurs très sympathiques, je ne m'y sens pas bien (surtout après m'être fait censurer : pour moi, ce genre de décision est loin d'être anodine et avait justifié mon départ du PUF) et pas entouré de libriste, ça justifie mon départ. Mais par contre, certains auraient un grand besoin de lire ce billet. D'ailleurs, comme en témoigne ce message (le paragraphe après le gros premier), j'ai quand même pas mal participé aux discussions en rapport avec ce planet et j'ai tenté d'apporter ma pierre. Mais bon, c'est pas très « grand-public » d'être « libriste » (eh non, je n'aime pas ce mot mais c'est toujours moins pire qu'extrémiste) /o\

Le message sur le forum avertissant de mon billet ayant été lui aussi supprimé, il sera difficile pour vous de vous faire une idée... En fait, deux membres ont émis des réserves quand à la conclusion de mon dernier billet sur le piratage et l'administrateur a supprimé le billet du planet sans même l'avoir lu. Il l'a lu plus tard et en a conclu qu'il pouvait avoir sa place sur le planet, mais ne l'a pas remis en ligne. Il était même question que j'ajoute une mention précisant que le téléchargement-c'est-mal où un truc du genre, mais comme je l'avais dit, il était tout simplement hors de question que je dénature le sens de mon billet pour un planet : j'écris pour mon blog, pas pour un planet.

Pour célèbrer cette nouvelle, voici un nouveau dessin home-made représentant un extrémiste bisounours qui veut parler de libre et pas d'autre chose :

Je ne vous cacherai pas qu'il y avait plusieurs points sur ce planet qui me chagrinaient mais sur lesquels j'avais pourtant décidé de fermer les yeux, maintenant, je les ouvre. Il s'agit bien sûr du logiciel faisant tourner le planet, qui n'est toujours pas libre (#1 et #2). Ce qui pourtant semble primordial, notamment lorsqu'on s'affiche ouvertement comme un planet « libre ». D'autant que les sujets abordés sur ce planet ne tournent pas toujours autours du libre, mais bon, il parait que ce n'est pas grave, qu'il s'agirait d'une autre vision du libre...

Cyrille avait, quant à lui, décidé de quitter le planet pour différentes raisons, notamment le fait qu'à la sortie d'une distribution populaire (non, je n'ai pas dit Ubuntu !) ou d'un projet populaire (genre Big Buck Bunny ou le concours Mozilla, enfin, tout ce qui peut constituer des prétextes à l'écriture de billets pour les bloggeurs intempestifs et inintéressants), il y avait de nombreux billets ne faisant que dire la même chose, souvent d'ailleurs en quelques lignes avec une image. Sur ce point là, en tout cas, je partage entièrement son avis, et je l'avais déjà fait remarquer (je prônais d'ailleurs la création d'une équipe de modérateurs dont personne ne voulait, pour des motifs obscurs, mais qui émerge comme ça, tout d'un coup, maintenant...). Les doublons c'est chiant.

Toujours dans le registre le-planet-libre-n'est-pas-libre, le choix pour les Gravatars (privateur) alors que pourtant, une alternative libre existe, et répond au doux nom de Javatar (mis en place via le projet libre Omnipresence, basé sur Jabber), prouve bien que le planet-libre ne cherche malheureusement pas à coller au libre. Et c'est bien ce qu'un des administrateurs a dit dans le message cité plus haut.

Eh oui, disons le nous, tant sur la partie technique dont on ne sait rien que sur la ligne éditoriale sans modération ni réelle implication dans le mouvement du libre, ce planet n'est malheureusement pas aussi libre qu'il le prétend. Pour citer un membre :

Si le Planet publie parfois des articles qui ne traitent pas de libre, c'est parfois aussi parce qu'ils sont basés sur du libre. Il y a toujours un rapport. Si tu trouves qu'il faut absolument parler uniquement de libre directement, alors tu risques de perdre énormément d'excellents articles dans le tas. Le but du Planet n'est pas de faire de l'ombre à ceux qui promouvoient le libre, l'objectif est au contraire d'encourager les gens à utiliser les logiciels libre. Et si on présente un logiciel non libre qui tourne sur une plateforme libre, c'est aussi pour inciter les gens à utiliser des plateformes libre car ça leur fait une alternative à ce qu'ils connaissent.

C'est donc sur cette citation éloquente affirmant que si un logiciel privateur fonctionne sur une plateforme libre, on peut en parler sur un planet « libre » que je conclurai sur un polémique le planet-libre sapusaypalibre ou sur un évolutionniste « Libérez planète libre », au choix. Et comme je le disais sur le forum :

Moi, quand j'ai vu ce planet, j'avais été séduit par le nom. Mais au final, on a pas le droit de parler de libre :'(

Alors, je m'en vais.
D'ailleurs, je tiens à préciser que ce billet n'est pas là pour casser du sucre sur le dos de ce planet, mais peut-être que toutes les imperfections que j'ai relevé dans ce billet seront corrigées dans le futur, dans ce cas, ce billet aura, d'une manière ou d'une autre, servit.

Et, avec un mauvais arrière-gout de déjà-vu (non, pas la police) et de lassitude :
tagada trépabo planet-libre

Publié le dimanche 29 juin 2008, 02:31 par xbright | 20 commentaires
Tags : blog nonmaisoh Planet
 

Pourquoi le piratage est un faux problème : Le pirate.

Comme ce titre ne l'indique pas, ce billet est une suite à mon premier billet sur le sujet du « piratage ». Si vous ne l'avez pas lu, je vous conseille de le lire parce qu'il pose un peu les bases de ce nouveau billet (et pourquoi pas les commentaires à ce même billet, où, entre deux trolls, des échanges intéressants ont pu avoir lieu). Ici, je donne donc de nouveaux points de « réflexion » et je m'attarde sur des points que j'ai juste abordé dans l'ancien billet, je me suis aussi inspiré de certains commentaires intéressants glanés un peu partout et de discussions relatives à tout ça sur les salons Jabber.


J'entamais ce billet en précisant que la notion même de « piratage » et de « pirate » était un complet non-sens, de part le fait qu'il insinuait que le fait de télécharger illégalement était un crime alors qu'en fait, ce n'est qu'un délit. Et encore, la loi en question n'étant toujours pas appliquée, pour le moment, ce n'est que la mise à disposition de fichiers sur lesquels on n'a pas les droits qui est considérée comme un délit. Mais, comme je l'écrivais, les médias, majors et ministres continuent de diaboliser le pirate. À tel point que le pirate est devenu un personnage populaire en France, au même titre que le plombier polonais d'il y a quelques temps où que la ménagère de moins de 50 ans.

Et ce cliché leur est en fait très utile. C'est un bon moyen de désigner le coupable. Il ne peut pas y en avoir d'autres, c'est lui, là, le pirate. L'industrie du disque se porte mal ? Logique, c'est les pirates qui téléchargent illégalement. La chose la plus intéressante là dedans, c'est que pour tout un tas d'autre sujet (ralentissement du commerce, baisse des ventes de téléphones portables, et tout un tas d'autres choses), on nous met tout de suite la faute au pouvoir d'achat qui est en baisse, mais là, non. Alors que ça semble pourtant logique que si les gens ont moins d'argent, ils préfèrent acheter à manger que de la musique (trop souvent de merde, en plus). 

Groland
« Comme tous les puissants, notre Président à une idée bien précise de sa fonction. Il fait comme les copains en allant saluer les chômeurs, les exclus, les travailleurs... Puis en allant ensuite se faire saluer par le patronat. »

Intéressons-nous à ce récent article qui fait état d'un appel lancé par 52 « artistes » français (je vous laisse évaluer la pertinence du terme « artiste » au cas par cas). Au cas où ce journal est lui aussi fan de l'archivage au bout d'un certain temps avec paiement pour y accéder, voilà la liste des signataires :

Etienne Daho, Christophe Maé, Kery James, Sinik, Francis Cabrel, Patrick Bruel, Jean-Jacques Goldman, Jenifer, Stanislas, Raphaël, M Pokora, Keren Ann, Thomas Dutronc, Eddy Mitchell, Isabelle Boulay, Maxime Le Forestier, Martin Solveig, Marc Lavoine, Calogero, Gérard Darmon, Pascal Obispo, Jacob Devarrieux, Elie Seimoun, Alain Bashung, Bernard Lavilliers, Rachid Taha, Bob Sinclar, Psy4delarime, Abd Al Malik, Anis, André Manoukian, Charles Aznavour, Alain Souchon, Mademoiselle K, Soprano, Arthur H, BB Brunes, Liane Foly, Emmanuelle Seigner, Ridan, Renan Luce, Zita Swoon, Johnny Hallyday, Empyr, Kenza Farah, Shine, Camaro, Diam's, Renaud, Romane Cerda, Cali et la Grande Sophie.

Quand on voit des gens comme Patrick Bruel (Dieudonné dit d'ailleurs quelque chose de très bien à son sujet dans son spectacle « Mes excuses ») ou Johnny Hallyday, on a du mal à prendre ce genre d'appel au sérieux. Ces gens là sont riches. Et l'argent qu'ils ont provient essentiellement de nos poches, tandis qu'eux, vont s'installer peinard à l'étranger pour payer moins d'impôt. Et c'est là que tout devient intéressant : tu es pauvre, tu n'as pas le droit de voler ; tu es riche, alors là, oui, tu peux voler. Selon moi, trouver un moyen pour ne pas payer ses impôts et donc, sortir du pays de l'argent qui lui revient (un artiste français vend à un français, cet artiste récupère de l'argent et paye ses impôts, une part de l'achat du CD revient donc à tous), c'est bien plus grave que de ne pas acheter un CD.

Le plus marrant dans tout ça, c'est qu'on continue de nous présenter ces artistes comme engagés pour un monde meilleur (quand comprendront-ils que s'exhiber la larme à l'œil dans les concerts de charité. ne nous apitoie pas ?), tout un tas de bonnes choses et du beurre dans les épinards. Un simple exemple au hasard, si on regarde la page Wikipédia de Patrick Bruel (non, je ne m'acharne pas !), on peut voir qu'il fait parti de ceux qui tentent de nous faire croire qu'organiser un concert va décider des terroristes à libérer des otages (et non pas de se faire du pognon sur le dos des abrutis qui en sont convaincus). On peut aussi parler de notre Johnny Hallyday préféré (ah non, toujours pas de l'acharnement !) qui a quand même été nommé Chevalier de la Légion d'Honneur (vous savez, cette décoration dénuée de sens qu'on donne aux copains, quand on est Président) pour avoir chanté une chanson de soutien à Chirac, par exemple. Donc en fait, on a affaire à des artistes très engagés politiquement pour notre bien à tous et il faut s'en réjouir et ne plus télécharger leurs « œuvres » parce qu'après, les pauvres, ils ne peuvent plus se faire construire leur 5ème résidence secondaire. Ou bien alors, on se moque de nous, c'est selon.

Surtout que, d'une manière plus générale, les salaires astronomiques que touchent ce genre d'« artistes » sont complètement malsains, envers les gens qui gagnent un salaire misérable à la sueur de leur front mais qui les écoutent quand même, et inutiles, parce qu'au bout d'un moment, on n'a plus rien à consommer, alors on épargne, sans jamais dépenser, sans aucun but. Et il en est de même pour nos majors adorés. Ces gens là se construisent leurs fortunes sur nos dos et commencent à s'inquiéter quand leurs revenus exagérés commencent à ralentir, c'est carrément honteux. Et on parle bien de revenus qui ralentissent, pas de revenus qui baissent, comme le dit cet article :

Cet appel résonne comme un coup de semonce après les pertes annoncées par la Sacem. La société collecte les rémunérations des auteurs, compositeurs et éditeurs de musique a dressé son bilan : seulement 3 millions de plus collectés par rapport à 2007.

Ah, seulement 3 millions d'euros de plus ont été récoltés. Ah, les pauvres. Ah, c'est triste. Ah, mais qu'est ce qu'on attend pour mettre les pirates en prison ? À moins que ce soit plus lucratif de mettre au point un projet de loi liberticide avec plein de mesures disproportionnées.

D'ailleurs, on nous reproche de ne pas acheter de CD, et non de télécharger, contrairement à ce qu'on nous matraque médiatiquement. Parce qu'en fait, il est complètement impossible de dire qu'un CD téléchargé équivaut à une perte.
Si demain je télécharge un CD d'un artiste pour le découvrir et que j'aime beaucoup. Dans un élan de générosité, j'achète le CD dans la semaine, dans le but de faire un don (aussi minime soit-il) à l'artiste et puis d'avoir cette jolie pochette avec un petit livret plein de belles photos. Est-ce une perte ? Non.
D'après un intéressant article de Victor Ginsburgh, les concerts représentent 73% des revenus d'un artiste quand ses enregistrements en studio n'en représentent que 10%. Et, en 2008, quel est le meilleur moyen de se faire connaitre, d'assoir sa notoriété et de toucher plus de gens ? C'est bien d'utiliser Internet. De fait, si je télécharge un CD sur Internet et que je vais à son concert, je lui rapporte plus d'argent que si je ne faisais qu'acheter le CD. Est-ce une perte pour l'artiste ? Non. Est-ce une perte pour le major ? Oui. Mais bon, on nous matraque bien que c'est les artistes qui payent les pots cassés de nos téléchargements illégaux, hein, ça n'a jamais été les autres, hein ?

Le téléchargement va finir par tuer l'industrie du disque, oui. Mais il ne tuera jamais la musique, au contraire, il lui donne un second souffle !

Et puis en fait, si certains artistes utilisent Internet pour se faire connaitre et « percer » ou tout simplement pour distribuer tout ou partie de leurs CDs, c'est bien qu'eux, ont compris qu'Internet est le meilleur moyen à l'heure actuelle de partager la culture. Parce que quand un artiste crée une œuvre, certes il attend une rémunération, mais il ne faut pas non plus oublier qu'il le fait aussi et surtout pour passer un message, réaliser quelque chose de beau, voir des gens aimer ce qu'il partage.

Cet article avance aussi que le mode de diffusion commence à changer, comme c'est déjà arrivé dans l'histoire, et que les majors font tout pour l'empêcher. C'est vrai que ce n'est pas dans leur intérêt de se lancer dans un nouveau marché où ils ne savent faire que de la merde (des sites de vente en ligne de musique à très petites sommes, certes, mais avec des DRMs, le filtrage d'entrée sur les navigateurs, des fichiers .mp3 ou .wma, que des choses qui rassurent). D'ailleurs, sur les 52 artistes cités plus haut, combien ont réellement réfléchi à la question ? Combien ont laissé carte blanche à leurs producteurs pour leur « communication », qui se seraient alors empressés de mettre sur pied un simili-appel ?
Et je ne rêve, pas, je n'ai pas eu à chercher longtemps pour avoir ma confirmation, ça ressemble à une récidive :

Début 2005, son engagement dans une campagne contre le téléchargement illégal lui vaut quelques réactions de la part de ses fans. À la fin de l'année, le chanteur revient sur sa décision, s'explique avoir été mal informé sur le Peer to Peer et « embobiné » par Virgin, et distribue gratuitement sa chanson militante Dans la jungle sur un forum Internet d'un site de fans sans la permission de sa maison de disque[83]. Il met d'ailleurs par la suite à disposition des enregistrements rares ou inédits sur ce même site[84].
» http://fr.wikipedia.org/wiki/Renaud#Engagements_politiques

Qu'à cela ne tienne, les majors ont les moyens de changer l'opinion (en instrumentalisant les artistes pour faire passer leur message aux foules) et de changer la loi (en forçant notre bon gouvernement à proposer des lois très chouettes intégrant des choses vraiment bien comme une entité capable de sanctionner les gens, complètement indépendante de la justice). Dès que les gens auront bien intégré que le pirate tue les pauvres artistes, ils achèteront tous en diabolisant le pirate, et les majors auront encore et toujours plus d'argent à se mettre dans leurs petites poches !

Groland
« À propos de musique, je vous rappelle que le vol sur Internet c'est pas beau. Parce que les maisons de disques, eh bah, elles ont plus assez d'argent pour investir dans les jeunes talents... Eh bah tant mieux, hein ! Parce que, hé, faut voir ce qu'ils nous trouvent, hein ! »

De fait, il serait vraiment temps que les artistes se joignent à nous et fassent comprendre à ces gens là, que ce qu'ils font n'a plus aucun sens et ne rime plus du tout avec la diffusion de la culture. Ces artistes devraient maintenant s'intéresser au mouvement du libre et publier leurs œuvres sous des licences libres, assurant les 4 libertés fondamentales que sont :

  1. Liberté d'utilisation, pour tous les usages
  2. Liberté d'étude
  3. Liberté de redistribution de copies
  4. Liberté de modification et de publication de la version modifiée

Déjà, certains artistes distribuent tout ou partie de leurs albums gratuitement, sur Internet. Lorsque ces titres seront diffusés sous une licence libre, là, le principe de partage de la culture sera respecté. Le libre est d'ailleurs le seul mouvement qui respecte complètement ce principe. Tous les mouvements adjacents (Creative Commons, Open Source...) ne le respectent pas dans sa totalité, ne respectent pas les 4 libertés énoncées plus haut, sèment la confusion et en plus, utilisent le terme « libre » sans qu'il n'ait réellement de sens.

De plus, il n'est pas impossible de concilier distribution des titres d'un album sous une licence libre via Internet et vente du CD en magasin. Des auteurs le font bien. Les distributions GNU/Linux, aussi. Et puis, il ne faudrait pas non plus oublier l'importance des concerts et des dons. Si la première motivation d'un développeur de projets libres est de produire une application de qualité et non de se faire de l'argent, pourquoi ce serait différent pour un musicien ou un chanteur ? Où alors, ils ont tous la même motivation, c'est juste que ça ne convient pas aux majors et ils tentent de nous changer un peu notre façon de voir les choses.

Enfin, comme c'est une notion bien souvent mal comprise, je le répète ici : le libre n'est pas du domaine public ! Publier son œuvre sous une licence libre ne signifie pas de se défaire des ses droits d'auteurs (de toute façon, en droit français, c'est impossible), mais, ça assure l'accès à tous à la culture, ça permet à quiconque de se baser sur une œuvre pour en faire une autre, ou de l'adapter pour ses usages personnels ou tout simplement, de savoir comment elle est faite. Ce n'est quand même pas rien. De même, il existe un autre préjugé à combattre : le libre n'est pas synonyme de gratuit ! Publier son œuvre sous une licence libre ne veut pas dire qu'on ne sera pas rémunéré. C'est juste que le modèle est complètement différent, on pourrait même dire qu'il donne une part plus importante à l'œuvre en elle-même plutôt qu'à sa rémunération, en s'intéressant d'avantage à garantir son usage, étude, modification et redistribution qu'à définir un moyen pur et simple de se faire du pognon.

Bref, un message aux artistes : publiez vos œuvres sous une licence libre : GNU GPL, Licence Art Libre, ou autre. Ces deux licences, en plus, sont à copyleft, ce qui veut dire que tous les travaux dérivés des œuvres d'origines seront forcément libres, eux aussi (c'est à dire que si quelqu'un modifie l'œuvre originale et décide de distribuer sa version modifiée, il devra le faire sous la même licence ou une licence compatible). Ainsi, votre travail est et restera libre.

Et un autre message, maintenant, à tous les autres : téléchargez, allez aux concerts, continuez d'aimer la musique et surtout pas l'industrie du disque qui de toute façon, court à sa perte !

PS : Si ça continue comme ça et que j'écris un nouveau billet sur le sujet dès que j'ai d'autres idées, il faudra que l'un de vous se porte volontaire pour tout synthétiser et en faire un énorme billet ou un truc du genre \o/

Publié le lundi 23 juin 2008, 18:12 par xbright | 26 commentaires
Tags : nonmaisoh Planet
 

Bluemindo 0.2.1

Ce billet s'adresse à tout ceux qui ont pris le temps de tester la version 0.2 de Bluemindo ou aux autres, d'ailleurs. En effet, je viens de mettre en ligne la nouvelle version, la 0.2.1. Cette version apporte son petit lot de nouveautés et surtout, plein de bugs plus ou moins graves fixés.

Au sommaire des nouveautés :

  • Ajout de la traduction complète du logiciel en Slovaque (en plus du Français et de l'Anglais)
  • Ajout d'un Makefile, d'un .desktop et tout le tralala pour pouvoir installer Bluemindo simplement
  • Ajout d'un système de gestions de plugins
  • Ajout d'un plugin qui change le message de statut avec la musique que l'on écoute (ne marche qu'avec Gajim)
  • Ajout de trois nouvelles commandes, --volume, --current-cover et --current-lyrics
  • Affichage de la chanson en cours dans la playlist en gras

De même, de nombreux bugs ont été corrigés (grâce à ceux rapporté sur le tracker ou en privé). Si vous aviez des bugs embêtants en rapport avec les éléments suivants, sachez qu'ils sont corrigés :

  • &, < et > dans les cellules
  • nouvelle API de GNOME pour les touches multimédia
  • récupération d'informations sur les artistes
  • si un module ne peut pas être chargé, Bluemindo quittera
  • unicode
  • les boutons lecture, suivant, précédent et stop
  • l'internationalisation (fr_FR, c'était pas très gentil pour les suisses)
  • notifications de bureau
  • popup d'affichage de la pochette d'un album
  • classement par colonnes

Les améliorations de cette nouvelle version sont principalement sous le capot et il y a vraiment très peu de choses « graphiques » qui changent, c'est pourquoi je n'ai pas fait de nouvelles copies d'écran. Cependant, on peut dire que c'est vraiment plus agréable de l'utiliser, avec tous ces bugs corrigés (même si griffin peut en trouver des marrants in-reproductibles toutes les 5 minutes :o).

Merci donc à tous les contributeurs qui m'ont bien aidé, dont la liste est sur le dépôt subversion. Ils ont apporté un coup de main au niveau du code, des traductions ou du logo (merci terr1en, si tu me lis et que tu vis encore \o_). Et un petit merci aussi à ceux qui ont rapporté des bugs tout comme à Devil505 qui nous concocte un FrugalBuild, à elghinn qui a intégré le support de Bluemindo dans le plugin MusicActionButtonBox de Pycawm, ou à MsieurHappy qui a bien intérêt de nous concocter un pkgbuild (sinon, je le tue ! :o).

Télécharger et installer Bluemindo

Vous devez récupérer bluemindo-0.2.1.tar.gz.
Ensuite, après avoir extrait le contenu de l'archive, il suffit d'installer les dépendances (listées dans le fichier INSTALL) et de lancer (en tant que root) l'installation : make install. Si vous ne voulez pas l'installer mais juste l'essayer (malheureux !), lancez-le juste via : ./launch.sh.

Vous pouvez aussi récupérer Bluemindo depuis le dépôt Subversion, ce qui donnera :
svn export http://svn.codingteam.net/code/bluemindo/tags/0.2.1 bluemindo Ou bien, pour utiliser la version de développement :
svn checkout http://svn.codingteam.net/code/bluemindo/trunk bluemindo

Pour tout ceux qui sont intéressés par ce système de gestion de plugins, voici un exemple de plugin très basique. On sait jamais que vous voudriez apporter votre pierre ou tout simplement étendre les fonctionnalités du lecteur pour votre usage personnel.

class Exampleplugin:
    def __init__(self, plugin):
        self.plugin = {'name': 'Exampleplugin',
                       'version': 0.1,
                       'logo': None,
                       'configurable': False,
                       'authors': 'John Doe <john@doe.net>',
                       'license': 'GNU General Public License 3',
                       'description': 'Show the title of the new song.'}

        plugin.connect('OnPlayNewSong', self.handler_play_new_song)

    def handler_play_new_song(self, song):
        print song[1]
Comme on peut le voir, ici, le plugin se connecte au signal OnPlayNewSong et affiche le titre de chaque nouvelle chanson lancée. Pour le faire fonctionner, il faudra alors créer un dossier exampleplugin dans src/plugins (peut-être qu'il serait intéressant de créer un autre répertoire où les plugins seraient chargés dans le dossier de l'utilisateur). Ce dossier contiendra le code donné plus haut dans un __init__.py. Si vous voulez ajouter une interface de configuration à votre plugin, c'est très simple, il suffit de changer 'configurable': False, en 'configurable': True, et de se connecter aux signaux OnModuleConfiguration et OnModuleConfigurationSave. La liste des signaux disponibles se trouve au début du fichier qui s'occupe de gérer les modules et les extensions dans Bluemindo.
Plus d'informations au niveau de la création de plugins seront bientôt disponibles sur le wiki de Bluemindo (il y aura un beau tir groupé d'ici quelques temps, avec plein de nouveautés un peu partout).

PS : Je pense que je peux me le permettre : à chaque fois que vous lancerez Bluemindo, des ninjas sur-entrainés planterons des arbres sans OGM. Je vous laisse conclure par vous même qu'utiliser Bluemindo c'est bon pour la planète (eh oui, je ne peux pas m'empêcher de ne pas être constructif).

Publié le dimanche 22 juin 2008, 22:05 par xbright | 9 commentaires
Tags : biquette bière Bluemindo logiciel libre Planet Python
 

L'effroyable imposture de la Mozilla Foundation

Le titre est fort et a surement dû en faire bondir plus d'un d'entre vous. À tout ceux qui se braquent dès la lecture du titre et qui s'attendent à lire un gros troll, vous n'avez qu'à renommer ce billet « Trouvez-vous un ninja » et vous pourrez ainsi reprendre la lecture avant de cataloguer ce billet en gros-troll-bien-puant-qui-pète-au-moment-où-tout-le-monde-est-content.

Pour situer un peu la chose, je crois que ce n'est pas la peine de vous rappeler qu'une fondation tentait aujourd'hui de battre un record du monde complètement inutile (je dis bien « rappeler » car à la vue du matraquage médiatique que nous avons subi, il serait difficile de ne pas être au courant).
Soit, la Mozilla Foundation organise un grand record ! C'est formidable, qu'ils nous disent.

Et pourtant, ce « record » qu'on essaye de nous vendre comme un truc formidable qui va donner un coup de publicité important au projet est tout à fait inutile. Premièrement, je ne vois pas l'intérêt pour un projet de logiciel libre (encore que...) de figurer entre les seins les plus gros du monde et la voiture qui fait le 0 à 100 dans l'intervalle le plus court. Surtout que Firefox n'a pas besoin de ça, c'est déjà un logiciel très utilisé et quand on regarde des projets libres très utilisés et connus comme par exemple Debian GNU/Linux, on n'a jamais eu d'idées bizarres de faire un record de téléchargement.

De plus, ce record de téléchargement ne s'adresse principalement qu'aux utilisateurs de Windows.
À part deux ou trois (ah bon, y en a plus ?! :O) moutons fans qui téléchargeront Firefox depuis leur système-GNU/Linux-avec-gestionnaire-de-paquets, j'ai du mal à imaginer quelqu'un qui s'embêterait à télécharger un logiciel depuis un site alors que ce même logiciel existera dans les dépôts de sa distribution d'ici quelques jours (heures ?). Où alors, ils auraient peut être adhéré à cette idée fumeuse de record du monde. Dingue !

Ce qui nous amène donc à nous intéresser aux pages de présentations du logiciel, dédiés au grand public (qui utilise Windows Vista, à en croire les captures d'écran). Ce même grand public ne doit même pas savoir ce qu'est un logiciel libre, si tant est qu'il sache que Firefox prétend l'être. Et ce grand public aurait donc besoin qu'on lui explique les choses clairement, ou de carrément le renvoyer vers des sites où les gens savent de quoi ils parlent. De toute évidence, on préfère ce genre de débilités :

Nous n'essayons pas de régler le problème seuls. Une communauté internationale d'experts en sécurité travaille 24 heures sur 24 pour rendre votre navigation plus sûre (grâce à notre processus d'ouverture du code). C'est comme si nous étions surveillés par des ninjas sur-entraînés.
http://www.mozilla-europe.org/fr/firefox/security/

Celle là est quand même vachement osée. Réduire l'avantage de « l'ouverture du code » à une communauté qui travaille sur leur projet, soit. En rajoutant le mot « expert », ça fait déjà un peu plus pompeux. En rajoutant le « 24 heures sur 24 », on tombe dans le marketing foireux (surement justifié par une réplique du genre « bah oui mais comme c'est international, au final, y a toujours quelqu'un qui bosse », auquel cas on serait à la limite de la publicité mensongère, mais ça, ce n'est que mon imagination). Et alors, pour parfaire le tout, on serait face à des ninjas sur-entraînés. C'en est presque à mourir de rire. Qu'on utilise un peu de la signification du mot ninja pour décrire quelqu'un qui attendrait tapi dans l'ombre qu'un bug se pointe pour l'attaquer dans le dos et le tuer, afin que cela profite à une famille notable, pourquoi pas. Mais, « sur-entraînés » c'est marrant : certes on peut refuser/accepter une proposition de patch, mais j'ai jamais vu quelqu'un demander le CV du contributeur avant de prendre la décision d'inclure ou non son travail dans le projet.

Mais nous n'avons toujours pas vu le pire !
Ils en ont aussi profité pour faire une bombe de marketing comme on sait si bien en faire en 2008 : surfer sur les termes à la mode du moment : écologie, développement durable, changement climatique, qu'est-ce-qu'on-a-dans-nos-assiettes avec une page qui vaut réellement le détour, je vous le conseille : firefox/organic !
On commence par rassurer le gentil pigeon, non non, nous ne sommes pas en côtés en Bourse, les méchants, c'est pas nous. Et ensuite, on lui sort de la belle fumisterie sur le fait que Mozilla ne pollue pas et adopte un type de développement complètement durable. Pourquoi ? Parce qu'il n'y a presque pas d'employés, que c'est principalement de chez soi et que c'est du non-lucratif. Mince, j'aimerais vraiment recontrer un développeur de Firefox, ça doit être le seul type d'humains qui ne pollue pas. Si c'est pas un don formidable ! Enfin, c'est une conclusion que je fais moi, vu que cette page est plutôt difficile à comprendre et que même après plusieurs lectures, on ne voit toujours pas du tout le rapport avec les OGM, sinon qu'on voulait faire de la publicité-qui-tourne-bien. [20 juin : dans ce commentaire, je donne un autre argument intéressant contre cette page]
Mais bon, rassurons-nous, ils le redisent sur cette page, ils veulent « rendre le Web meilleur pour vous », et il faut avouer que de mettre une carte des téléchargements de Firefox en Flash sur leur site de propagande publicité était réellement dans ce but d'un web meilleur, collant aux standards, accessible et tout. Bravo.

Au final, donc, je ne commenterai pas Firefox 3 en lui même vu qu'il n'est pas encore dans les dépôts de la version que j'utilise mais j'utilise Iceweasel et effectivement, à part les lenteurs et certains bugs bien énervants de Iceweasel 2.0.0.11, c'est le meilleur navigateur qui me soit passé entre les mains. Mais ça n'excuse rien.
Alors, pour la prochaine release, qu'ils essayent de moins tapper dans le marketing tape-à-l'œil et qu'ils se décident à enlever le flou sur la licence appliquée à leur logo et à leur nom, qu'on puissse réellement se réjouir de la sortie de la nouvelle version d'un projet de logiciel libre parmi d'autres.

PS : Les lecteurs intéressés auront remarqué que, partant d'une idée de la Mozilla Foundation, j'en suis venu à parler de Mozilla Europe, mais, vous n'avez pas de raisons de m'en vouloir, c'est affiché en bas qu'ils sont affiliés. Donc ils sont acoquinés, toussa.
 

Pourquoi les salons Jabber sont-ils si peu populaires ?

Jai du mal à trouver une réponse à cette question.

Ce billet est en fait un genre de publicité agressive dont le seul et unique but est de populariser les salons de discussions Jabber aux personnes connaissant déjà Jabber.

En effet, de plus en plus de gens ont un compte Jabber qu'ils doivent de toute évidence utiliser principalement pour les discussions à leurs seuls contacts. En tout cas, il y a une bonne masse d'utilisateurs francophones de Jabber, comme en témoigne cette page, recensant les « principaux » serveurs francophones faisant parti de la Fédération JabberFR. On compte donc un total d'environ 42 500 utilisateurs (et environ 1 580¹ connectés à l'heure où j'écris ces lignes). Et encore, les statistiques ne prennent pas en compte tous les serveurs.

Il y a donc largement de quoi remplir des tonnes et des tonnes de salons de discussion ! Pourtant, la plupart des salons tournent autour de 10 utilisateurs. Et ils ne sont franchement dépassés que rarement.

On remarque d'ailleurs que lorsque les gens veulent discuter à plusieurs ils se tournent directement vers IRC, en pensant que c'est plus adapté, que c'est pensé pour, que Jabber c'est lourd, c'est pas fait pour ça et tout. Pourtant, Jabber gère très bien les salons de discussion.

Et il est quand même bien plus pratique d'avoir un client qui gère les discussions à plusieurs et les discussions à ses contacts plutôt qu'un client pour les salons de discussion et un autre pour garder contact. De même, il est toujours plus intéressant d'avoir un seul client qui gère bien un protocole qui-fait-tout-bien, plutôt qu'un seul client qui gère mal plusieurs protocoles, histoire de mêler celui qui-fait-tout-bien à d'autres, moins performants (et souvent privateurs-fermés-espionneurs, mais ce n'est pas le sujet, ici).

De même, qui n'a jamais eu des problèmes d'encodages sur IRC. Chaque client qui vient avec son encodage à lui, les serveurs qui ont le leur, la pagaille sans nom \o/ Eh bien, avec Jabber, il n'y a pas ce genre de souci. Tout le monde utilise utf-8 et ça va bien mieux !  Rien n'empêche non plus d'envoyer un message sur plusieurs lignes (pour les bouts de code, les fichiers de configuration ou pour les longs monologues, ça s'avère très pratique). Et encore un autre exemple de la très nette supériorité des salons Jabber par rapport aux salons IRC, c'est aussi le fait que l'enregistrement d'un pseudonyme sur le serveur de conférence se fait dans le cadre des spécifications, sans vilains hacks ou des nickserv qui sont pas partout pareils.

Il est donc vraiment plus que temps de s'intéresser à ces salons en mal de participants qui ne sont pas inférieurs, loin de là, à leurs homologues dinausoriens d'IRC. Il y a des salons Jabber pour énormément de thématiques, il y a des petites communautés qui grandissent et la seule chose qui manque pour que les salons Jabber deviennent réellement agréables et sympathiques, c'est vous ! Rejoignez-nous :-)

Et il existe des salons pour discuter de tout, comme en témoigne cette page et celle ci.
Que vous aimiez discuter de programmation, de musique, de Debian GNU/Linux, de Jabber, d'Arch Linux, d'Ubuntu, de Mandriva, de Gajim, de Psi, de Jabber.el, de Vim ou encore d'Enemy Territory, vous trouverez forcément des salons remplis de gens accueillants (je ne fréquente pas forcément ces salons, bien que j'en fréquente un bon nombre, mais ça m'a l'air d'être les plus populaires) ! :) Et en retournant sur cette page, vous pourrez même rejoindre la plupart de ces derniers via votre navigateur web !
Vous pouvez d'ailleurs aussi créer vos propres salons simplement en les rejoignant (prenez bien garde à les configurer en « persistent » si vous désirez qu'ils survivent à votre déconnexion) !

¹ J'ai commencé l'écriture de ce billet en après-midi et le chiffre donné correspond donc à l'après-midi. Là, il est deux heures du matin ou minuit ou autre chose et nous sommes environ 350 connectés.

PS : Non, ce billet n'est pas une excuse pour faire un dessin tout moche, comme je les aime. :o
PPS : Je sais pas comment je ferais sans mon MsieurHappy attitré qui me donne plein de bonnes idées \o/
PPPS : Utilisateurs, sympathisants, curieux, n'hésitez pas à rejoindre le salon du projet CodingTeam (vous savez, cette forge ?), c'est ici codingteam@conference.codingteam.net !
PPPPS : Il se peut que vous soyez un malheureux lecteur « indirect », pour lequel mes liens XMPP ne fonctionneront pas. Il faudra alors faire un clic-droit et puis copier l'adresse du lien toussa. Je vous fait confiance.
Publié le samedi 14 juin 2008, 02:04 par xbright | 32 commentaires
Tags : Jabber Planet
 

Internationaliser votre application PHP avec gettext

Développer une application, c'est bien. La distribuer où l'utiliser, c'est mieux. Cependant, tout le monde ne parle pas votre langue, d'où l'intérêt de l'internationaliser (et paf, une introduction toute pourrie \o/). Dans ce billet, je vous présenterai donc comment j'utilise gettext dans CodingTeam, afin de traduire l'application.

Traduire une application se fait généralement à l'aide d'outils dédiés comme gettext. Vous écrivez votre code en mettant tous vos textes traduisibles d'une certaine manière et il va aller les chercher pour en faire un fichier modèle (pot), qui servira ensuite à générer des fichiers de langue (po).
En PHP et comme dans beaucoup d'autres langages, il y a déjà quelque chose de tout préparé, ce qui permet de l'utiliser directement, sans rien installer d'autre.

Ma façon d'utiliser gettext est inspirée de la lecture de bon nombre d'articles sur le net. En gros, j'utilise ce code pour charger gettext :
setlocale(LC_ALL, $lang.'.UTF-8');

bindtextdomain('nomdedomaine', 'i18n');
textdomain('nomdedomaine');
bind_textdomain_codeset('nomdedomaine', 'UTF-8');

Dans cet exemple, $lang doit valoir quelque chose comme en_GB ou fr_FR et nomdedomaine devrait être le nom de votre application.
Dans le répertoire i18n, il devrait se trouver un dossier fr_FR contenant un autre dossier LC_MESSAGES qui accueillera le binaire produit par gettext (mo).

De même, on peut faire en sorte que la langue soit enregistrée par l'utilisateur, donnée dans l'URL, lue depuis l'en-tête adéquate... Voilà une manière assez rapide^Wmoche et ne respectant pas les spécifications, de se baser sur la langue du navigateur :
$langlist = array('fr' => 'fr_FR', 'en' => 'en_GB');
$accept_language = explode(',', $_SERVER['HTTP_ACCEPT_LANGUAGE']);

foreach ($accept_language as $value)
{
    $choice = mb_substr($value, 0, 2);

    if (array_key_exists($choice, $langlist))
    {
           $lang = $langlist[$choice];
            break;
    }

}

if (empty($lang))
    $lang = 'en_GB';

À noter qu'il n'y a pas besoin de générer de .po/.mo pour la langue dans laquelle vous écrivez vos textes au sein de votre application vu qu'ils sont chargés par défaut si gettext n'arrive pas à trouver les traductions qui vont bien.

Pour créer le modèle, j'utilise ce script, qui est bien sûr adaptable. Dès que j'ai créé le .pot, je peux lancer cet autre script qui va me créer le fichier de traduction pour la langue que je désire. Une fois que j'ai traduit toutes les chaines, il me reste à lancer ce dernier script pour générer le binaire !

C'est là qu'on arrive au point relativement intéressant de ce billet (l'avant-ici a des airs de déjà-vu). J'ai toujours utilisé la fonction _() ou gettext() couplée à sprintf() afin de remplacer des éléments par d'autres. Exemple, si je veux traduire « Toto a mangé 4 bananes », j'écris : sprintf(_('Toto a mangé %d bananes'), 4); jusqu'au jour où je me suis rendu compte que si je voulais insérer plusieurs éléments dans la chaine tout en les nommant (afin de pouvoir changer leur ordre), j'allais au devant d'une syntaxe affreuse, repoussante, typiquement-php, à jeter par la fenêtre : sprintf(_('Le %2$s achète %1$d bananes.'), 42, 'monsieur'); !
%2$s, %1$s ! Mais qui est allé pondre cette horreur ?

Nostalgique de la façon bien plus propre de remplacer des occurrences dans des chaines en Python, j'ai donc écrit cette fonction, que je vous partage. Et j'espère qu'elle vous sera utile. En tout cas, c'est bien plus facile de ne pas se tromper, le traducteur a en face de lui quelque chose qui a une signification et ça ne fait pas tâche.
/**
* Translate a string and add arguments
*
* Gets the translated string from gettext and add arguments in it with
* the Python way instead of the *ugly* PHP way (sprintf).
*
* @param $str
* The string to be translated.
* @param $args
* All arguments to be added.
* @return
* The translated and formatted string.
*/
function i18n($str, $args=array())
{
// Get the translated string
$str = gettext($str);

// Add arguments to the string if exist
if (count($args) > 0)
// Fetching all arguments
foreach ($args as $key => $value)
{
// Decimal value
if (is_numeric($value))
$type = 'd';
// String value
elseif (is_string($value))
$type = 's';

// Replace
$str = str_replace('%('.$key.')'.$type, $value, $str);
}

// Return the translated string with arguments
return $str;
}

Publié le dimanche 8 juin 2008, 22:54 par xbright | 5 commentaires
Tags : php Planet
 

Nouvelle version de Bluemindo ! Sortie de la 0.2

Une trentaine de révisions après le lancement du projet, la 0.2 est de sortie !
Cette deuxième version apporte plein de nouveautés et de fonctionnalités intéressantes ainsi que de nombreux bugs fixés. Pour les personnes qui m'avait fait remarqué qu'il était désagréable de ne pouvoir l'utiliser qu'en anglais, sachez que la version française a été ajoutée, elle se chargera automatiquement si votre système est en français.

Voici, une liste des nouvelles fonctionnalités apportées par cette nouvelle version :

  • 4 modes de vue
    1. Léger : affichage de la liste de lecture uniquement (convient pour les petites collections ou pour les listes de lectures)
    2. Basique : affichage de la liste de lecture ainsi que d'une arborescence artiste > albums > chansons (mode original de Bluemindo)
    3. Normal : affichage de la liste de lecture ainsi que d'une liste d'artistes et une liste d'albums (mode que l'on retrouve dans la plupart des lecteurs)
    4. Complet : affichage de la liste de lecture, des listes sauvegardées, des artistes avec une image les décrivant, un clic sur un artiste provoque l'affichage des pochettes de ses albums (mode très intuitif, qu'on voit d'ailleurs sur la droite)
  • Des fonctionnalités supplémentaires activables ou non :
    • téléchargement d'une image représentant l'artiste via Last.fm (uniquement en mode complet)
    • téléchargement de la pochette de l'album via Amazon
    • téléchargement des paroles de la chanson en cours, 3 serveurs sont gérés
    • envoie des notifications d'écoute sur votre profil Last.fm
    • envoie des notifications d'écoute sur Jabber, via PEP
    • changement du titre de la fenêtre pour afficher la chanson en cours
    • affichage de notifications d'écoute sur votre bureau

De plus, il est intéressant de noter que cette nouvelle version propose encore plus de nouveautés telles que la possibilité de n'afficher que le lecteur (affichage compact) ou bien toute l'interface et aussi la possibilité de mettre Bluemindo en plein-écran.
Autre nouveauté intéressante, le support complet des listes de lecture m3u/m3u8 que vous pouvez alors importer, exporter, créer, supprimer ou modifier (ajout/suppression de titres). De même, vous pouvez aussi choisir les colonnes à afficher dans la liste de lecture, afin de ne pas afficher les informations qui ne vous intéresseraient pas. Enfin, la possibilité de filtrer votre liste de lecture par titre, album ou artiste est un plus non négligeable, pour les grosses listes ou pour l'utilisation du mode léger.

Notons aussi la possibilité de gérer Bluemindo en ligne de commande, comme en témoigne ceci :

./bluemindo.py --help
Bluemindo  Copyright (C) 2007-2008  Erwan Briand
This program comes with ABSOLUTELY NO WARRANTY.
This is free software, and you are welcome to
redistribute it under certain conditions.

Utilisation : bluemindo.py [options]

Options disponibles:
--reload            Recharger les chansons de votre dossier musical
--current            Afficher l'artiste et le titre de la chanson en cours
--playpause, --play, --pause    Lire ou mettre en pause une chanson
--stop                Stopper une chanson
--previous            Aller à la précédente chanson dans la liste de lecture
--next                Aller à la suivante chanson dans la liste de lecture
--volume-more [STEP]        Augmenter le volume, vous pouvez spécifier un pas (0 > 100)
--volume-less [STEP]        Diminuer le volume, vous pouvez spécifier un pas (0 > 100)
--volume=VOLUME            Régler le volume: 0 > 100
--quit, --plunge        Quitter Bluemindo

Pleins de copies d'écran sont disponibles sur cette page, dont voici quelques unes :
   

Du lecteur simpliste et peu développé, Bluemindo se déplace vers le créneau du logiciel polyvalent, s'adaptant aux gouts de l'utilisateur et gagnant chaque jour, des fonctionnalités.

Pour installer Bluemindo, vous devez avoir toutes les dépendances listées dans le fichier README, à savoir : python, python-gtk2, python-glade2, python-gst0.10, python-tagpy et python-notify. De même, si votre version de Python est inférieure à la 2.5 (ce qui est fort probable), vous devez aussi installer les paquets : python-pysqlite2 et python-elementtree. Enfin, pour bénéficier d'encore plus de fonctionnalités (gérer Bluemindo depuis votre clavier via les touches multimédia ou envoyer des notifications sur votre compte Jabber), vous devez installez ces dépendances : python-dbus et python-xmpp. Tous ces paquets sont normalement disponibles dans votre distribution (à part python-tagpy qui semble poser problème pour certaines d'entre elles comme en témoigne ce rapport de bug).
Ensuite, vous pouvez vous rendre sur la page de téléchargement de Bluemindo afin de récupérer la dernière version (0.2). De même, certains d'entre vous peuvent être intéresés par le dépôt SVN, disponible à cette adresse et consultable (historiques, versions...) ici.

Pour la suite, il est plus ou moins prévu d'intégrer les statistiques d'écoute, la lecture depuis différentes sources (CDs audios, clefs USB, webradios...). Ou peut-être complètement autre chose, n'hésitez pas à proposer si vous avez des idées. Concernant les possibles bugs (ce n'est qu'une 0.2), merci d'utiliser cette page.

Enfin, merci aux contributeurs listés dans le THANKS qui ont apporté de l'aide, du code ou un très beau logo. Et merci aussi aux testeurs de cette version, qui ont fait remonter des bugs et qui m'ont permis d'en corriger à la dernière minute, que sont LubomirR, fluo★, P'tit FR[e]D et MsieurHappy.

Publié le mardi 27 mai 2008, 19:03 par xbright | 4 commentaires
Tags : biquette bière Bluemindo logiciel libre Planet Python
 

Pourquoi le piratage est un faux problème.

Depuis plusieurs années, les médias n'ont qu'un mot à la bouche : « le piratage ». Qu'il concerne la musique, les logiciels, les films... ce terme est maintenant employé pour désigner tout téléchargement d'une œuvre dont la redistribution est encadrée. Seulement voilà, le terme même de « piratage » est mauvais. Je vais donc commencer par vous expliquer comment se définit ce terme, ensuite, j'aborderai certains points qui me semblent important, principalement la musique, les films et les logiciels.

Le « piratage » fait référence à des actes de piraterie, commis par des pirates. Au fil du temps, le terme a évolué et il désigne maintenant les personnes attaquant les réseaux et serveurs.
Un pirate est un criminel, qui prend possession, avec violence ou menace, d'un moyen de transport. Encore aujourd'hui, un pirate peut être condamné en France à 20 ans de prison.
Dans la bataille de la francisation des mots utilisés sur l'Internet et, plus généralement, en informatique, notre Commission générale de terminologie et de néologie a donc décidé d'utiliser le terme « pirate » pour désigner quelqu'un « qui contourne ou détruit les protections d'un logiciel, d'un ordinateur ou d'un réseau informatique ». Rappelons que nous ne sommes plus en présence d'un crime, mais d'un délit.
Il devient alors intéressant de replacer les choses dans son contexte : en effet, si on utilise le même mot pour définir à la fois un délit plus ou moins grave (celui de pénétrer dans un système d'information sur lequel nous n'avons aucun droit, de récupérer des données confidentielles ou d'endommager les fichiers) et un crime (vol d'un navire pouvant être accompagné de violence, de meurtre, de torture) c'est que l'on insinue que ces deux affaires sont aussi graves l'une que l'autre. C'est faux. Certes, le piratage d'un système informatique d'où s'ensuit la suppression de bon nombre de données primordiales, c'est grave. Mais ce n'est pas un crime. Et le « pirate » n'a tué personne.
Désormais, les médias (télévisions, journaux, radios...), les producteurs et vendeurs de musique et de film, nos ministres... utilisent le terme « pirate » pour désigner une personne, comme vous et moi, qui télécharge musique et film illégalement. Il y a donc un énorme amalgame qui est fait : on compare un citoyen sans casier judiciaire qui télécharge un titre d'un artiste qu'il aime bien, à quelqu'un qui récupère les numéros de carte bancaire de 42 000 clients d'un site de vente en ligne, ou à un pirate qui faisait subir à ses victimes toutes sortes de tortures. Pourquoi ? Pour faire peur aux gens ! Eh oui, votre voisin, là, qui « pirate », c'est pas quelqu'un de net, il faut s'en méfier ! Certes, c'est illégal, mais c'est loin d'être comparable.

Jim McDermott
« Vous pouvez faire ce que vous voulez des gens si ils ont peur »

J'aime cette phrase. Elle peut s'appliquer dans beaucoup de cas de figure et notamment celui qui nous intéresse. À quoi peut donc bien servir de diaboliser les gens qui téléchargent illégalement de la musique ou des films ? Je dirais que ça permet d'instaurer plusieurs types de ressentiments :

  • la personne prend peur de tout ce qu'elle entend à propos des peines et des condamnations possibles en cas de téléchargement illégal, et elle préfèrera acheter
  • la personne connait des gens qui téléchargent de la musique illégalement et, par peur que ses amis se fassent prendre, les mets en garde contre leurs habitudes et leur conseille d'acheter

De même, le téléchargement de musique et de film est selon moi quelque chose qui peut se révéler avoir des côtés très positifs. Avec les nouvelles plateformes (malheureusement « inaccessibles » et mal conçues) telles que MySpace, de nombreux groupes se font connaitre sans l'aide des « majors ». Et ils se font connaitre d'une manière beaucoup plus démocratique et efficace (des milliers d'internautes) qu'ils ne pourraient se faire remarquer que par un ou deux employés de telle ou telle maison de disque cherchant plus le profit, privilégiant la quantité à la qualité. De plus, les « majors » n'ont tout simplement pas les moyens de détecter tous les jeunes talents existants.
Pourtant, ces mêmes « majors » autorisent des sites comme Deezer, n'est ce pas là une formidable preuve d'hypocrisie ? En effet, l'internaute a accès sans payer, sans s'inscrire à toute la musique qu'il veut (et la « combine » pour récupérer le fichier écouté est tellement simple...). Et ce sont ces mêmes entreprises qui vendent des CDs vierges dans le commerce estampillés « spécial audio ».

En fait, je pense que tout ceci n'est qu'un véritable « pousse à la consommation ». Les maisons de disques, cherchaient un bon moyen de faire penser aux gens qu'ils pourraient gagner en responsabilité et en engagement tout en essayant d'augmenter leurs ventes ont eu l'idée de diaboliser une partie de la population, celle qui préfère le téléchargement. La question que pourtant personne ne se pose est : pourquoi le téléchargement de musique et de film est-il aussi populaire ?

  • parce que les CDs et les DVDs sont hors de prix
  • parce que c'est bien plus rapide et que ça économise de se déplacer
  • parce qu'on peut retrouver des musiques ou des films introuvables en commerce, de nos jours (ancien vinyles, entre autre...)

Notons aussi qu'une grande partie des gens qui téléchargent de la musique, si elles apprécient l'œuvre, achètent la version vendue dans le commerce dans le seul et unique but de soutenir l'artiste (cette attitude est de plus en plus découragée par les prix exorbitants pratiqués pour les CDs)

Le meilleur moyen d'augmenter les ventes serait sûrement de baisser les prix. Quand je vais dans un magasin de musique, tous les CDs sont aux environs de 20€, peut importe le nombre de piste, c'est très cher. Les films, c'est encore plus cher.
Et pour retourner sur cette idée d'économie de déplacement, il faut bien se dire qu'en 2008, avec l'Internet et les outils de ce genre, les gens aiment à avoir tout de chez eux, sans effort. C'est logique et c'est le but même d'Internet. On pourrait alors imaginer que ces éditeurs de contenu mettraient à disposition la musique et les films en téléchargement payant à des prix dérisoires. Ils le font, certes, mais très mal. Leurs sites sont impossibles d'accès si on n'utilise pas un système d'exploitation Microsoft Windows, un plugin Adobe Flash et un lecteur Windows Media Player capable de lire les fichiers protégés par ces fameux DRM. Autrement dit, on nous force à utiliser des logiciels eux-mêmes privateurs afin de nous vendre de la musique à bas-prix.

La musique achetée sur Internet directement auprès des « majors » est une énorme arnaque. Le prix peut paraitre intéressant mais, non seulement, l'achat d'un titre oblige d'acheter aussi des logiciels privateurs pour les écouter mais surtout : vous n'achetez qu'un contenu de faible qualité, sans aucun support (jaquette, CD...). Un CD acheté dans le commerce bénéficie d'une pochette, des fois même de photographies, paroles, livret sur l'artiste. La qualité sonore d'un CD audio est excellente. Un titre acheté sur Internet est en MP3, c'est un format compressé qui fait perdre énormément de qualité.
De fait, la musique achetée sur Internet n'a presque aucune valeur, comparée à un vrai CD.

Richard Stallman
« C'est une question du système social dans lequel le programme s'utilise. [...]
Tu es en danger de tomber dans un dilemne moral, à n'importe quel moment, quand un ami te demande une copie du programme. À ce moment, tu seras obligé de choisir entre deux maux.
Un mal est : lui donner une copie et rompre la licence du programme. L'autre mal est : obéir à la licence du programme.
Étant dans le dilemne, tu devrais choisir le "mineur mal" qui est : lui donner une copie et rompre la licence du programme.
»

C'est d'ailleurs une bonne raison d'aborder un sujet qui était à la mode il y a quelques années mais que les médias semblent délaisser au profit de la musique : les logiciels. En effet, est considéré comme « pirate » la personne qui télécharge de la musique et des films mais aussi un logiciel dont, là aussi, la redistribution est encadrée.
Seulement voilà, à ce niveau, on peut très bien combattre ce système : il suffit d'utiliser des logiciels libres. Il est en effet possible de n'utiliser que des logiciels libres et de se débarrasser de ce vieux modèle de frein à la redistribution.
On peut alors regretter qu'encore très peu de musiciens s'intéressent au mouvement du libre. Des artistes commencent à assouplir les conditions de redistribution de leurs œuvres, on ne peut qu'espérer que ce mouvement s'intensifiera et que la redistribution de la musique deviendra bientôt « libre ».
La situation rêvée serait que, parallèlement au monde des « majors », se développe une véritable production de musique libre (respectant ainsi les quatre libertés fondamentales s'appliquant au logiciel libre) grâce à laquelle on pourrait télécharger ce qu'on voudrait quand on le voudrait, les redistribuer, les améliorer, les modifier... Et alors, là, le téléchargement ne sera plus une histoire de piratage.

Ce billet a été relu par Ptit FR[e]D, qui m'a apporté encore quelques petites idées.
Sources : Piraterie, Piraterie, Piratage, Pirate informatique, Liste de pirates, Fahrenheit 911 par Michael Moore, Conférence de Richard Stallman le 03/04/2007.

Publié le lundi 19 mai 2008, 21:55 par xbright | 25 commentaires
Tags : nonmaisoh Planet
 

Intégration de Jabber dans Bluemindo et autres nouveautés croustillantes

La version de développement de Bluemindo a bien avancé depuis la 0.1, j'ai fait pas mal de corrections de bugs et j'ai aussi ajouté des fonctionnalités intéressantes.

La dernière en date est l'intégration de Jabber : en effet, Bluemindo est maintenant capable de se connecter à votre compte Jabber quand vous l'allumez et d'envoyer des notifications via PEP (Personal Eventing via Pubsub) à chaque nouvelle chanson jouée (le support est minime et sûrement améliorable mais il a le mérite d'exister O:-)).

Aussi, Bluemindo est utilisable maintenant en deux modes d'exploration : le premier est le basique, qu'on peut voir sur la capture d'écran de ce billet et le deuxième, nouveau et plus conventionnel donne ce qu'on a sur la gauche. C'est quelque chose qu'on retrouve dans beaucoup de lecteurs audios, on choisit un artiste, puis un album et enfin une chanson. Notons quand même qu'aucun mode ne sera supprimé, les deux ont leurs adeptes et les deux resteront dans Bluemindo (si tant est qu'il y ait réellement des utilisateurs de Bluemindo à part moi).

Pour ce qui est de l'intégration de Jabber, donc, voici une copie d'écran de la configuration du compte :

Ensuite, pour terminer ce petit guide en image des nouveautés sympathiques dans Bluemindo, voici une dernière copie d'écran représentant une interaction entre un certain bousintesting via Bluemindo et moi, via Gajim (je me suis d'ailleurs bien amusé à flouter mes contacts) !

Voilà donc un petit éventail des dernières nouveautés de Bluemindo. N'hésitez pas à faire remonter vos remarques afin d'améliorer ce petit logiciel et de me permettre de l'améliorer ! Pour rapporter des bugs, voici l'endroit où aller, et sinon, vous pouvez carrément me contacter (on devrait pouvoir se croiser entre deux « sessions » Random Chat). Si vous êtes allergique à l'anglais, sachez que je traduirai bientôt le logiciel en français (et ça sera d'ailleurs peut-être l'occasion de sortir une petite 0.2 ou 0.1.1 ou un truc du genre).

C'est sûr que pour le moment, Bluemindo étant un projet naissant et ayant encore quelques petits bugs à corriger, ce n'est peut être pas _le_ meilleur choix pour utiliser un lecteur audio. Mais, il bénéficie de plusieurs avantages, notamment sa simplicité (ce qui n'empêche pas qu'il y ait deux-trois options sympas) ! En tout cas, n'hésitez pas à l'installer, ne serait-ce que pour le tester ! Voici l'adresse du dépôt Subversion : http://svn.codingteam.net/code/bluemindo/trunk

De plus, j'en profite pour présenter au monde entier de mes lecteurs (comprendre : quatre ou cinq péquenauds) la proposition dessinée de terr1en qu'il m'avait fait avant de disparaitre mystérieusement, un peu comme MsieurHappy :
J'avouerai que tout ça reste un peu flou pour moi (même plusieurs semaines après !), mais si des gens ont des idées en voyant cette illustration sur comment réaliser ça, je suis preneur. Je me demande d'ailleurs si les notifications via PEP ne seraient pas à la base de ce schéma (le fameux « B* → Gajim »).

Et en plus, avec ce billet, je prouve bien à un ou deux trolleurs que ce blog peut vivre avec des billets réguliers. Si si.
Publié le vendredi 16 mai 2008, 19:03 par xbright | 12 commentaires
Tags : Bluemindo Jabber logiciel libre Planet Python
 

Quelques statistiques d'utilisation sur le Random Chat...

Peu de temps après le lancement de la bêta privée du Random Chat, de nombreux utilisateurs ont voulu tester ce composant et je faisais parti des nombreux à squatter ce service toute la journée pour tenir des discussions toutes plus intéressantes les unes que les autres avec des interlocuteurs venus d'ailleurs.

Voici les statistiques que tout le monde attend, fébrilement :
Nombre de conversations, le lundi 12 mai (jour de lancement) : 178
Nombre de conversations, le mardi 13 mai : 45

Nombre de messages échangés, le lundi 12 mai (jour de lancement) : 3996 (la plus grosse conversation comptant 290 lignes)
Nombre de messages échangés, le mardi 13 mai : 992 (la plus grosse conversation comptant 109 lignes)

Et le podium des trois plus bavards sur le Random Chat est (là, avouez que y a du suspense) :
  1. xbright avec 640 messages
  2. P'tit FR[e]D avec 634 messages
  3. nestorigor avec 356 messages

Pour rejoindre ces gentils chatteurs, visitez cette page !

Personnellement, je trouve ces chiffres assez élevés pour une information qui n'a été transmise que par deux blogs (et propagée via des planets). Je suis plutôt content de voir l'intérêt des gens pour ce petit logiciel aussi inutile qu'indispensable qui éclaire les longues soirées d'hiver passée au coin du TFT. Et on remercie tous notre gentil Omega d'avoir calculé ces statistiques.

Enfin, je tiens à préciser que le fait d'avoir choisit un serveur connu comme JabberFR.org plutôt qu'un CodingTeam.net, n'a jamais été un choix délibéré permettant de voir si ça tient la charge et de dénicher des gros bugs.

Publié le mercredi 14 mai 2008, 15:00 par xbright | un commentaire
Tags : bière Jabber Planet
 

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