Pourquoi le piratage est un faux problème : Le pirate.
Comme ce titre ne l'indique pas, ce billet est une suite à mon premier billet sur le sujet du « piratage ». Si vous ne l'avez pas lu, je vous conseille de le lire parce qu'il pose un peu les bases de ce nouveau billet (et pourquoi pas les commentaires à ce même billet, où, entre deux trolls, des échanges intéressants ont pu avoir lieu). Ici, je donne donc de nouveaux points de « réflexion » et je m'attarde sur des points que j'ai juste abordé dans l'ancien billet, je me suis aussi inspiré de certains commentaires intéressants glanés un peu partout et de discussions relatives à tout ça sur les salons Jabber.
J'entamais ce billet en précisant que la notion même de « piratage » et de « pirate » était un complet non-sens, de part le fait qu'il insinuait que le fait de télécharger illégalement était un crime alors qu'en fait, ce n'est qu'un délit. Et encore, la loi en question n'étant toujours pas appliquée, pour le moment, ce n'est que la mise à disposition de fichiers sur lesquels on n'a pas les droits qui est considérée comme un délit. Mais, comme je l'écrivais, les médias, majors et ministres continuent de diaboliser le pirate. À tel point que le pirate est devenu un personnage populaire en France, au même titre que le plombier polonais d'il y a quelques temps où que la ménagère de moins de 50 ans.
Et ce cliché leur est en fait très utile. C'est un bon moyen de désigner le coupable. Il ne peut pas y en avoir d'autres, c'est lui, là, le pirate. L'industrie du disque se porte mal ? Logique, c'est les pirates qui téléchargent illégalement. La chose la plus intéressante là dedans, c'est que pour tout un tas d'autre sujet (ralentissement du commerce, baisse des ventes de téléphones portables, et tout un tas d'autres choses), on nous met tout de suite la faute au pouvoir d'achat qui est en baisse, mais là, non. Alors que ça semble pourtant logique que si les gens ont moins d'argent, ils préfèrent acheter à manger que de la musique (trop souvent de merde, en plus).
Groland
« Comme tous les puissants, notre Président à une idée bien précise de sa fonction. Il fait comme les copains en allant saluer les chômeurs, les exclus, les travailleurs... Puis en allant ensuite se faire saluer par le patronat. »
Intéressons-nous à ce récent article qui fait état d'un appel lancé par 52 « artistes » français (je vous laisse évaluer la pertinence du terme « artiste » au cas par cas). Au cas où ce journal est lui aussi fan de l'archivage au bout d'un certain temps avec paiement pour y accéder, voilà la liste des signataires :
Quand on voit des gens comme Patrick Bruel (Dieudonné dit d'ailleurs quelque chose de très bien à son sujet dans son spectacle « Mes excuses ») ou Johnny Hallyday, on a du mal à prendre ce genre d'appel au sérieux. Ces gens là sont riches. Et l'argent qu'ils ont provient essentiellement de nos poches, tandis qu'eux, vont s'installer peinard à l'étranger pour payer moins d'impôt. Et c'est là que tout devient intéressant : tu es pauvre, tu n'as pas le droit de voler ; tu es riche, alors là, oui, tu peux voler. Selon moi, trouver un moyen pour ne pas payer ses impôts et donc, sortir du pays de l'argent qui lui revient (un artiste français vend à un français, cet artiste récupère de l'argent et paye ses impôts, une part de l'achat du CD revient donc à tous), c'est bien plus grave que de ne pas acheter un CD.Etienne Daho, Christophe Maé, Kery James, Sinik, Francis Cabrel, Patrick Bruel, Jean-Jacques Goldman, Jenifer, Stanislas, Raphaël, M Pokora, Keren Ann, Thomas Dutronc, Eddy Mitchell, Isabelle Boulay, Maxime Le Forestier, Martin Solveig, Marc Lavoine, Calogero, Gérard Darmon, Pascal Obispo, Jacob Devarrieux, Elie Seimoun, Alain Bashung, Bernard Lavilliers, Rachid Taha, Bob Sinclar, Psy4delarime, Abd Al Malik, Anis, André Manoukian, Charles Aznavour, Alain Souchon, Mademoiselle K, Soprano, Arthur H, BB Brunes, Liane Foly, Emmanuelle Seigner, Ridan, Renan Luce, Zita Swoon, Johnny Hallyday, Empyr, Kenza Farah, Shine, Camaro, Diam's, Renaud, Romane Cerda, Cali et la Grande Sophie.
Le plus marrant dans tout ça, c'est qu'on continue de nous présenter ces artistes comme engagés pour un monde meilleur (quand comprendront-ils que s'exhiber la larme à l'œil dans les concerts de charité. ne nous apitoie pas ?), tout un tas de bonnes choses et du beurre dans les épinards. Un simple exemple au hasard, si on regarde la page Wikipédia de Patrick Bruel (non, je ne m'acharne pas !), on peut voir qu'il fait parti de ceux qui tentent de nous faire croire qu'organiser un concert va décider des terroristes à libérer des otages (et non pas de se faire du pognon sur le dos des abrutis qui en sont convaincus). On peut aussi parler de notre Johnny Hallyday préféré (ah non, toujours pas de l'acharnement !) qui a quand même été nommé Chevalier de la Légion d'Honneur (vous savez, cette décoration dénuée de sens qu'on donne aux copains, quand on est Président) pour avoir chanté une chanson de soutien à Chirac, par exemple. Donc en fait, on a affaire à des artistes très engagés politiquement pour notre bien à tous et il faut s'en réjouir et ne plus télécharger leurs « œuvres » parce qu'après, les pauvres, ils ne peuvent plus se faire construire leur 5ème résidence secondaire. Ou bien alors, on se moque de nous, c'est selon.
Surtout que, d'une manière plus générale, les salaires astronomiques que touchent ce genre d'« artistes » sont complètement malsains, envers les gens qui gagnent un salaire misérable à la sueur de leur front mais qui les écoutent quand même, et inutiles, parce qu'au bout d'un moment, on n'a plus rien à consommer, alors on épargne, sans jamais dépenser, sans aucun but. Et il en est de même pour nos majors adorés. Ces gens là se construisent leurs fortunes sur nos dos et commencent à s'inquiéter quand leurs revenus exagérés commencent à ralentir, c'est carrément honteux. Et on parle bien de revenus qui ralentissent, pas de revenus qui baissent, comme le dit cet article :
Ah, seulement 3 millions d'euros de plus ont été récoltés. Ah, les pauvres. Ah, c'est triste. Ah, mais qu'est ce qu'on attend pour mettre les pirates en prison ? À moins que ce soit plus lucratif de mettre au point un projet de loi liberticide avec plein de mesures disproportionnées.Cet appel résonne comme un coup de semonce après les pertes annoncées par la Sacem. La société collecte les rémunérations des auteurs, compositeurs et éditeurs de musique a dressé son bilan : seulement 3 millions de plus collectés par rapport à 2007.
D'ailleurs, on nous reproche de ne pas acheter de CD, et non de télécharger, contrairement à ce qu'on nous matraque médiatiquement. Parce qu'en fait, il est complètement impossible de dire qu'un CD téléchargé équivaut à une perte.
Si demain je télécharge un CD d'un artiste pour le découvrir et que j'aime beaucoup. Dans un élan de générosité, j'achète le CD dans la semaine, dans le but de faire un don (aussi minime soit-il) à l'artiste et puis d'avoir cette jolie pochette avec un petit livret plein de belles photos. Est-ce une perte ? Non.
D'après un intéressant article de Victor Ginsburgh, les concerts représentent 73% des revenus d'un artiste quand ses enregistrements en studio n'en représentent que 10%. Et, en 2008, quel est le meilleur moyen de se faire connaitre, d'assoir sa notoriété et de toucher plus de gens ? C'est bien d'utiliser Internet. De fait, si je télécharge un CD sur Internet et que je vais à son concert, je lui rapporte plus d'argent que si je ne faisais qu'acheter le CD. Est-ce une perte pour l'artiste ? Non. Est-ce une perte pour le major ? Oui. Mais bon, on nous matraque bien que c'est les artistes qui payent les pots cassés de nos téléchargements illégaux, hein, ça n'a jamais été les autres, hein ?
Le téléchargement va finir par tuer l'industrie du disque, oui. Mais il ne tuera jamais la musique, au contraire, il lui donne un second souffle !
Et puis en fait, si certains artistes utilisent Internet pour se faire connaitre et « percer » ou tout simplement pour distribuer tout ou partie de leurs CDs, c'est bien qu'eux, ont compris qu'Internet est le meilleur moyen à l'heure actuelle de partager la culture. Parce que quand un artiste crée une œuvre, certes il attend une rémunération, mais il ne faut pas non plus oublier qu'il le fait aussi et surtout pour passer un message, réaliser quelque chose de beau, voir des gens aimer ce qu'il partage.
Cet article avance aussi que le mode de diffusion commence à changer, comme c'est déjà arrivé dans l'histoire, et que les majors font tout pour l'empêcher. C'est vrai que ce n'est pas dans leur intérêt de se lancer dans un nouveau marché où ils ne savent faire que de la merde (des sites de vente en ligne de musique à très petites sommes, certes, mais avec des DRMs, le filtrage d'entrée sur les navigateurs, des fichiers .mp3 ou .wma, que des choses qui rassurent). D'ailleurs, sur les 52 artistes cités plus haut, combien ont réellement réfléchi à la question ? Combien ont laissé carte blanche à leurs producteurs pour leur « communication », qui se seraient alors empressés de mettre sur pied un simili-appel ?Et je ne rêve, pas, je n'ai pas eu à chercher longtemps pour avoir ma confirmation, ça ressemble à une récidive :
Qu'à cela ne tienne, les majors ont les moyens de changer l'opinion (en instrumentalisant les artistes pour faire passer leur message aux foules) et de changer la loi (en forçant notre bon gouvernement à proposer des lois très chouettes intégrant des choses vraiment bien comme une entité capable de sanctionner les gens, complètement indépendante de la justice). Dès que les gens auront bien intégré que le pirate tue les pauvres artistes, ils achèteront tous en diabolisant le pirate, et les majors auront encore et toujours plus d'argent à se mettre dans leurs petites poches !Début 2005, son engagement dans une campagne contre le téléchargement illégal lui vaut quelques réactions de la part de ses fans. À la fin de l'année, le chanteur revient sur sa décision, s'explique avoir été mal informé sur le Peer to Peer et « embobiné » par Virgin, et distribue gratuitement sa chanson militante Dans la jungle sur un forum Internet d'un site de fans sans la permission de sa maison de disque[83]. Il met d'ailleurs par la suite à disposition des enregistrements rares ou inédits sur ce même site[84].
» http://fr.wikipedia.org/wiki/Renaud#Engagements_politiques
Groland
« À propos de musique, je vous rappelle que le vol sur Internet c'est pas beau. Parce que les maisons de disques, eh bah, elles ont plus assez d'argent pour investir dans les jeunes talents... Eh bah tant mieux, hein ! Parce que, hé, faut voir ce qu'ils nous trouvent, hein ! »
De fait, il serait vraiment temps que les artistes se joignent à nous et fassent comprendre à ces gens là, que ce qu'ils font n'a plus aucun sens et ne rime plus du tout avec la diffusion de la culture. Ces artistes devraient maintenant s'intéresser au mouvement du libre et publier leurs œuvres sous des licences libres, assurant les 4 libertés fondamentales que sont :
- Liberté d'utilisation, pour tous les usages
- Liberté d'étude
- Liberté de redistribution de copies
- Liberté de modification et de publication de la version modifiée
Déjà, certains artistes distribuent tout ou partie de leurs albums gratuitement, sur Internet. Lorsque ces titres seront diffusés sous une licence libre, là, le principe de partage de la culture sera respecté. Le libre est d'ailleurs le seul mouvement qui respecte complètement ce principe. Tous les mouvements adjacents (Creative Commons, Open Source...) ne le respectent pas dans sa totalité, ne respectent pas les 4 libertés énoncées plus haut, sèment la confusion et en plus, utilisent le terme « libre » sans qu'il n'ait réellement de sens.
De plus, il n'est pas impossible de concilier distribution des titres d'un album sous une licence libre via Internet et vente du CD en magasin. Des auteurs le font bien. Les distributions GNU/Linux, aussi. Et puis, il ne faudrait pas non plus oublier l'importance des concerts et des dons. Si la première motivation d'un développeur de projets libres est de produire une application de qualité et non de se faire de l'argent, pourquoi ce serait différent pour un musicien ou un chanteur ? Où alors, ils ont tous la même motivation, c'est juste que ça ne convient pas aux majors et ils tentent de nous changer un peu notre façon de voir les choses.
Enfin, comme c'est une notion bien souvent mal comprise, je le répète ici : le libre n'est pas du domaine public ! Publier son œuvre sous une licence libre ne signifie pas de se défaire des ses droits d'auteurs (de toute façon, en droit français, c'est impossible), mais, ça assure l'accès à tous à la culture, ça permet à quiconque de se baser sur une œuvre pour en faire une autre, ou de l'adapter pour ses usages personnels ou tout simplement, de savoir comment elle est faite. Ce n'est quand même pas rien. De même, il existe un autre préjugé à combattre : le libre n'est pas synonyme de gratuit ! Publier son œuvre sous une licence libre ne veut pas dire qu'on ne sera pas rémunéré. C'est juste que le modèle est complètement différent, on pourrait même dire qu'il donne une part plus importante à l'œuvre en elle-même plutôt qu'à sa rémunération, en s'intéressant d'avantage à garantir son usage, étude, modification et redistribution qu'à définir un moyen pur et simple de se faire du pognon.Bref, un message aux artistes : publiez vos œuvres sous une licence libre : GNU GPL, Licence Art Libre, ou autre. Ces deux licences, en plus, sont à copyleft, ce qui veut dire que tous les travaux dérivés des œuvres d'origines seront forcément libres, eux aussi (c'est à dire que si quelqu'un modifie l'œuvre originale et décide de distribuer sa version modifiée, il devra le faire sous la même licence ou une licence compatible). Ainsi, votre travail est et restera libre.
Et un autre message, maintenant, à tous les autres : téléchargez, allez aux concerts, continuez d'aimer la musique et surtout pas l'industrie du disque qui de toute façon, court à sa perte !
PS : Si ça continue comme ça et que j'écris un nouveau billet sur le sujet dès que j'ai d'autres idées, il faudra que l'un de vous se porte volontaire pour tout synthétiser et en faire un énorme billet ou un truc du genre \o/
Publié le lundi 23 juin 2008, par xbright dans la catégorie : Divers - Lien permanent
Commentaires
27 commentaires
lundi 23 juin 2008
19:02
«Selon moi, trouver un moyen pour ne pas payer ses impôts et donc, sortir du pays de l'argent qui lui revient (un artiste français vend à un français, cet artiste récupère de l'argent et paye ses impôts, une part de l'achat du CD revient donc à tous), c'est bien plus grave que de ne pas acheter un CD.»
Uhhh ? T'aurais pas oublié un petit détail qui s'appelle la TVA ?
Pour le reste si un Argentin réside en France, il paye ses impôts en France. Si un Français réside en Argentine, il paye ses impôts… devine ou ? … en Argentine.
Concernant le «piratage» je trouve effectivement que le terme est très mal choisi, néanmoins cela reste du vol. Et le fait de considérer que ce n'est pas vraiment du vol parce que c'est immatériel est encore plus dangereux.
Car en fait il faudrait pousser ton raisonnement plus loin, pourquoi ne pas «emprunter» les cd dans un Hypermarché ? Les distributeurs, importateurs et industriels sont des groupes très riches et une infime partie du prix que tu paies arrive dans les mains de l'ouvrière chinoise qui les fabrique.
Pour conclure, si vous voulez vraiment écouter ce genre de musique : achetez là.
— Stemp18 commentaire(s) - Trolleur égaré
lundi 23 juin 2008
19:14
Salut,
je suis pas mal d'accord avec ce que tu écris :)
Merci, c'est très bien rédigé et agréable à lire.
Pour reprendre le commentaire de Stemp, oui télécharger c'est voler. Mais bien franchement, voler un voleur (les majors du disque), je sais pas si c'est vraiment grave...
Et si vous voulez vraiment écouter de la musique, achetez là... sur internet avec des services équitables (genre www.magnatune.com).
A+
— shussSeb
PS, ceci n'est que mon opinion.
1 commentaire(s) - Trolleur égaré
lundi 23 juin 2008
19:36
Quand on affirme quelque chose il est bon de le justifier. En quoi télécharger est-il du vol ? Qu'a-t-on "pris" ?
Et pour la comparaison avec l'emprunt en super-marché, et bien ça existe déjà et ça s'appelle bibliothèque, discothèque, vidéothèque. Il faudra aussi les interdire alors ?
— PierreEt en quoi ça pose un problème que j'écoute ce que je vais acheter avant de l'acheter ? C'est plutôt l'inverse que je trouve malsain.
1 commentaire(s) - Trolleur égaré
lundi 23 juin 2008
19:58
Je suis plutôt d'accord avec Pierre aussi. Assimiler le dématérialisé à du vol n'est pas bon. Le vol c'est le fait de priver quelqu'un d'un bien. Alors qu'ici quand on télécharge, on ne prive personne du morceau de musique. On va me rétorquer que si on prive l'artiste de son argent. Mais là je dirais que c'est encore un argument fallacieux. En effet, si on télécharge et qu'on achète après, où est la perte ? De même si on télécharge et que de toute manière on aurait jamais acheté le CD où est la différence ? Sachant qu'on ne vous traite pas de voleur quand vous allez écoute un CD à la fnac du coin pour finalement dire "bof c'est nul" et repartir chez vous sans avoir rien acheté.
Et pour finir, au pire, quelle est la différence avec le fait de récupérer le CD chez un pote qui l'a acheté et se le graver, ce qui comme pratique est parfaitement légale aux dernière nouvelles ;)
A ce propos, Versac a fait une intro sur tout ceci qui est plutôt pas mal je trouve : http://www.rue89.com/explicateur/in...
— Flink1 commentaire(s) - Trolleur égaré
lundi 23 juin 2008
20:29
Je suis globalement très d'accord avec la plupart de ces idées (les deux billets réunis). Déjà pour le terme "piratage", qui ne convient absolument pas. Le terme "vol" ne convient pas non plus, vu qu'il s'agit d'une simple copie. Et puis c'est certain que télécharger est un moyen simple de découvrir des artistes. Et si une personne aime sa découverte, il achètera le(s) CD après, et/ou ira aux concerts, pour soutenir l'artiste qu'il apprécie.
Dans cette voie, je suis d'accord avec Pierre et Flink qui comparent le téléchargement respectivement à une médiathèque et à l'écoute à la Fnac. C'est exactement ça. Par contre, avec des solutions de type Deezer, quel devient l'intérêt du téléchargement (dans un modèle de type 'musique sur vendue sur CD' j'entends bien) ? Et reste le problème de ceux qui téléchargent pour garder et qui se fichent d'avoir un belle pochette avec les paroles et les photos. Et je doute qu'il s'agisse d'une minorité.
Flink, je ne suis pas sûr que ce soit réellement légal en fait de faire une copie d'un CD.
Par contre, il me semble que rien n'empêche d'enregistrer une chanson à la radio (ça se faisait beaucoup sur cassette, alors que c'est exactement équivalent au téléchargements). Idem pour les films d'ailleurs, si j'enregistre un film qui passe avec le 'magnétoscope numérique' (l'association de ces deux mots est assez étrange) de ma Freebox, est-ce que c'est un délit ?
Ah, et puis xbright, maintenant que tu as fait l'article sur la musique, faut faire celui sur le cinéma, hein ! :D Il s'agit de situation et d'univers totalement différents, dans le sens que les téléchargements ne servent pas ici que pour les découverte, et puis que les films restent un temps limité au cinéma, ce qui ait qu'on ne peux pas faire une parallèle avec les concerts. Et puis il y a le cas du logiciel également ...
— Nicosmos7 commentaire(s) - Trolleur égaré
lundi 23 juin 2008
21:23
@Pierre :
«Qu'est ce qu'on a pris ?» Tout simplement le bien et le droit d'autrui.
Les musiques et autres dont on parle ne sont ni libres ni gratuites, le parolier, les musiciens, les ingénieurs du son, l'arrangeur on fait un travail.
Si l'on justifie ce téléchargement en considérant que l'on n'a rien pris, il faut aussi autoriser les personnes à prendre des logiciels libres, à en changer la licence, et à ne vendre que les binaires. Là non plus rien n'est volé.
Concernant l'histoire du cd, en fait je parlais d'un cd-r ou cd-rw pour graver la musique que l'on avait volé et le terme «emprunter» était un euphémisme ;)
— Stemp18 commentaire(s) - Trolleur égaré
lundi 23 juin 2008
21:54
Nicosmos : ouais en effet, je me suis complètement axé sur la musique pour ce deuxième billet, alors que j'abordais un peu tout les sujets dans le premier. J'ai choisi de rebondir un peu plus sur l'actualité dans ce billet et on ne parle que de musique en ce moment. Mais il est fort possible que cette série de billets continue, le tout est de trouver des idées.
Stemp : « Les musiques et autres dont on parle ne sont ni libres ni gratuites, le parolier, les musiciens, les ingénieurs du son, l'arrangeur on fait un travail. »
C'est vraiment moche de penser ça :'(. Quand tu utilises ta distribution GNU/Linux, dit toi bien qu'il y a là dedans le travail de développeurs, d'empaqueteurs, de graphistes, de traducteurs... et la plupart d'entre eux fournissent un travail sans attendre de salaire en retour, même si certains sont embauchés pour travailler pour celle-ci. Et, tu voudrais me dire que ta distrib', étant une distribution libre et qui est surement plus téléchargée qu'achetée, ne reconnait pas le travail de tous ces gens ?
C'est vraiment assez bizarre d'adhérer aux principes du libre pour certaines branches mais pas pour d'autres...
« Si l'on justifie ce téléchargement en considérant que l'on n'a rien pris »
Je n'ai jamais dit qu'on avait rien pris. En plus, c'est faux, on a récupéré le titre.
« ce n'est pas vraiment du vol parce que c'est immatériel »
Là encore, je n'ai pas dit ça. Mais là, en fait, dire qu'on vole, c'est une conclusion assez rapide.
Je pense qu'on peut dire qu'on ne vole pas, on découvre de la musique. La musique, c'est de l'art, c'est de la culture. L'art et la culture, c'est censé être libre, être partagé. Et pas être cloisonné et géré par quelques richards.
shuss : :)
Bon, j'vais bien finir par aller voir ce que c'est que ce magnatune vu que j'arrête pas d'en entendre parler depuis quelques jours.
Pierre, Flink : Pas bête du tout. Et c'est vrai que le principe de Deezer est assimilable à une média/vidéo/disco-thèque, la qualité en moins.
Si ça ne les embête pas qu'on écoute de la musique aux bornes dans les super-marchés, qu'on loue des CDs ou qu'on écoute les chansons sur Internet sans les télécharger, c'est à mon avis parce que tout ça, ils l'ont prévu. Tandis qu'ils n'ont aucun moyen de contrôler les téléchargements en ligne. Ils ne peuvent pas nous ajouter quelques petites publicités pour des produits sympatoches, ou choisir quel artiste mettre en avant. Ils n'ont strictement aucune emprise sur ce marché et donc, ils n'en veulent pas, tout est à refaire, pour eux, en fait.
Sinon, ouais, copie privée toussa, on a encore le droit de se faire des copies de ce qu'on a acheté. On a juste pas le droit de les égarer malencontreusement sur l'Internet sans l'accord des ayants-droits. :o
— xbright366 commentaire(s) - Squatteur <3
lundi 23 juin 2008
22:21
Xbright : Tu peux m'expliquer le rapport entre ma position sur le vol de musiques NON LIBRES et la choucroute ?
— StempParce que justement je tente d'expliquer que si l'on ne respecte pas le droit des auteurs je comprend mal comment on peut respecter les licences libres !
Télécharger illégalement une musique de Patrick Bruel (pour reprendre un de tes exemples) est équivalent à copier un disque de XP Pro.
Et justement je n'écoute ni les chansons de Bruel, ni n'utilise les produits de Microsoft.
Les deux ont fait le choix de ne pas proposer leurs produits dans une licence libre, et je respecte ce choix.
Je redis donc encore une fois que si vous voulez écouter CE GENRE de musiques, achetez les.
Et je dis aussi : regardez les alternatives.
18 commentaire(s) - Trolleur égaré
lundi 23 juin 2008
22:56
La tournure de ta phrase m'a fait croire que tu ne pouvais imaginer un système de musique libre. Pardon si j'ai pas saisi ce que tu voulais dire. Sinon, ouais, la choucroute, mais avec plein de moutarde.
Mais je pense que tu y vas un peu vite en disant qu'on ne respecte pas les droits des auteurs. Les auteurs ont la main forcée par leurs producteurs pour continuer à rester dans le système actuel (l'exemple que je cite dans le billet est assez éloquent). Et certains seulement commencent à tenter des petits bonds de temps à autres, en dehors de tout ça. Et c'est justement là que télécharger est bénéfique : ça leur montre qu'il y a autre chose de possible, à eux de se lancer. Et il y en a déjà quelques uns qui l'ont fait, sans avoir perdu d'argent, d'ailleurs.
Bon, sinon, tu fais saliver tout le monde avec tes alternatives, mais bon. C'est quoi tes alternatives (sans me parler de Jamendo et trucs du genre) ?
— xbright366 commentaire(s) - Squatteur <3
mardi 24 juin 2008
00:33
«sans me parler de Jamendo et trucs du genre»
Bah justement, Jamendo et Magnatune.
Ce n'est pas parfait et loin d'être assez libre pour toi, mais c'est en tout cas un pas dans la bonne direction.
Il y a aussi le projet de Jono Bacon : http://www.severedfifth.com/
On n'as pas besoin de voler de la musique pour en écouter.
— Stemp18 commentaire(s) - Trolleur égaré
mardi 24 juin 2008
00:59
N'empêche que t'as toujours pas argumenter ton idée de « vol », moi, j'vois pas de vol là dedans. :p
Sinon, le bousin de Jono Bacon, y a une icône Creative Commons et du flash sur la page, ça donne pas envie /o\
— xbright366 commentaire(s) - Squatteur <3
mardi 24 juin 2008
01:05
Stemp : Le téléchargement de musique, un vol ? Tout dépend du fait que l'on considère ou non la propriété intellectuelle comme un concept légitime, or il n'est pas difficile de démontrer le contraire. La propriété sert à permettre à quelqu'un de bénéficier d'une ressource qu'il a légitimement acquis, donc à éviter que d'autres ne bénéficient de cette ressource à sa place. Ce concept perd tout son sens quand la ressource est duplicable à l'infini, ce qui est le cas dans le monde numérique.
Il y a d'ailleurs un problème mathématique évident à la notion de propriété appliquée aux informations (la musique, les films etc ne sont après tout que des données parmi d'autres) : pour un travail effectué une seule fois, les artistes sont payés éternellement. C'est complètement contraire à toute logique économique, qui voudrait qu'il y ai un lien entre le travail fourni et la rétribution associée.
Bien entendu, le concept de propriété reste utile : je peux être propriétaire d'une copie d'une donnée, mais pas de toutes les copies que tout le monde en a fait de par le monde.
Présenter le problème du droit d'auteur comme une nécessité pour les artistes et donc quelque chose de légitime est une double erreur.
D'abord, parce qu'il y'a bien d'autres moyens pour un artiste de gagner de l'argent si tant est que ce qu'il produit intéresse suffisamment suffisamment de monde. Certes, peut-être certains gagneraient moins d'argent si leur musique était distribuée librement mais c'est parce qu'ils gagnent plus actuellement que ce qu'ils méritent (et encore, j'ai des doutes, étant donné que dans les faits la musique est déjà diffusée librement même contre le gré de certains).
Ensuite, parce que la question principale n'est pas "Le concept de droit d'auteur fait-il plaisir aux artistes ?" mais, avant tout, "Le concept du droit d'auteur est-il conforme aux droits fondamentaux, donc légitimement implémentable dans la loi ?". C'est la question que l'on doit se poser pour tout. Qu'importe les bénéfices que je peux tirer d'une action si cette action m'est interdite. C'est la base de la vie en société. Si l'on écarte cette question, les dérives possibles sont évidentes. Par exemple, en appliquant le raisonnement appliqué par certains artistes aux droits d'auteurs - c'est à dire les défendre pour les bénéfices qu'ils leur apportent sans se poser la question de leur légitimité - à, disons, le cambriolage de banque, je pourrais très bien décider de cambrioler la BNP du coin (ok, exemple un peu extrême). Simplement je ne le fais pas parce que je n'ai pas légitimement le droit de le faire. Il en est de même pour le droit d'auteur : il convient avant tout de s'interroger sur sa légitimité. On ne le fait pas car le droit d'auteur est déjà implémenté dans la loi et donc pré-supposé légitime. Or, lorsqu'il a été implémenté, la question ne s'est pas posée car à l'époque les particuliers n'avaient pas à leur disposition les moyens de reproduire les oeuvres.
C'est donc maintenant que la question doit-être posée, et la réponse est que la liberté de l'information (droit fondamental découlant directement de - et nécessaire à - l'idée de liberté d'expression) empêche le droit d'auteur tel qu'il est implémenté actuellement d'être légitime.
Je dirai même que, puisque les artistes, en voulant m'empêcher de diffuser librement des informations, vont à l'encontre de mes droits fondamentaux, c'est eux qui devraient être condamnés.
Je pense par contre que les artistes peuvent tout de même compter gagner de l'argent, au delà des modèles alternatifs (sponsors, vente de services, concerts, diffusion au cinéma...) en comptant tout simplement sur la générosité des gens (j'écoute peu de musique mais je pense que je serai beaucoup plus enclin à verser de l'argent à un groupe qui m'autorise à copier librement sa musique qu'à un groupe qui essaye de m'en empêcher).
Je pense cependant que certaines restrictions, telles l'interdiction de l'usage commercial, sont acceptables. C'est d'ailleurs je crois à peu de chose prêt le point de vue du Piratpartiet suédois.
En l'état actuel des choses, le droit d'auteur n'est qu'une aberration économique illégitime inefficace et nuisible. D'ailleurs, lorsque certains osent prétendre (je pense à un de mes profs récemment, qui bosse chez crosoft) qu'il n'y a pas de modèle économique viable dans le monde du libre (je ne ferai pas la liste de tous les modèles viables je pense que vous en connaissez un certain nombre), ils feraient bien de réfléchir un peu, car s'il est un domaine où il n'y a pas de modèle économique viable, c'est bien le monde du logiciel propriétaire/privateur. En effet, le monde du libre lui, n'est pas dépendant d'un concept totalement artificiel de monopole d'exploitation enforcé (ouais je sais immonde anglicisme mais la flemme de trouver un équivalent en français) par l'état. Dans une économie réellement concurrentielle et libérale, comme la pronnent généralement ces sociétés (de logiciels propriétaires, faut suivre) quand ça les arrange, Microsoft et les autres n'auraient pas leur place.
Je termine par une petite citation de Thomas Jefferson :
Si la nature a rendu moins susceptible que toute autre chose l'appropriation exclusive, c'est bien l'action du pouvoir de la pensée que l'on appelle une idée, qu'un individu peut posséder de façon exclusive aussi longtemps qu'il la garde pour lui ; mais au moment où elle est divulguée, elle devient la possession de tous, et celui qui la reçoit ne peut pas en être dépossédé. Sa propriété particulière, aussi, est que personne ne la possède moins parce que tout le monde la possède. Celui qui reçoit une idée de moi reçoit un savoir sans diminuer le mien ; tout comme celui qui allume sa bougie à la mienne reçoit la lumière sans me plonger dans la pénombre. Que les idées circulent librement de l'un à l'autre partout sur la planète, pour l'instruction morale et mutuelle de l'homme et l'amélioration de sa condition, voilà qui semble avoir été conçu à dessein par la nature bienveillante, quand elle les a créées, libres comme le feu qui s'étend partout, sans diminuer leur densité en aucun point, et comme l'air que nous respirons, dans lequel nous nous mouvons et nous situons physiquement, rétives au confinement et à l'appropriation exclusive. Les inventions, par nature, ne peuvent donc être sujettes à propriété.
— Zanko2 commentaire(s) - Trolleur égaré
mardi 24 juin 2008
01:50
Excellente citation Zanko. Seule remarque, les majors ne réclament pas la propriété mais seulement le pognon. Et le monopole de diffusion est le moyen qui leur permettait jusque là d'arriver à leur fin. La propriété intellectuelle est un vrai-faux débat. La question de fond étant pour moi comment rémunérer un travail qui ne vaut plus rien une fois divulgué?
Le logiciel libre est arrivé à créer un environnement lucratif peut être parce que le logiciel est un outil de production et non une fin comme un livre ou une musique aujourd'hui. Peut-être que la musique numérique devrait se replacer comme un avant gout de la musique de concert. Ca diminuerait sacrément leur aura commerciale mais bon... Edison n'a t il pas été accusé de contrefaçon de concerts?
De toutes façons, c'est aux majors de prouver de leur utilité. Si, de la même manière que les scribes monastiques à l'époque de l'imprimerie, ils ne sont plus indispensables au partage des idées, adios....
— Tuxicoman6 commentaire(s) - Trolleur égaré
mardi 24 juin 2008
02:07
Exactement, c'est à eux de se trouver un 'business-model', pas à nous de payer le prix de leur incapacité à le faire.
Ceci dit, suffisamment de gens sont près à payer pour les oeuvres qu'ils aiment, comme le montre l'exemple de Radiohead ou un tas de groupes qui perçoivent des dons sur jamendo. Il y a également les services (concerts/cinéma). Et comme le dit si bien Eben Moglen (créateur du software freedom law center et co-rédacteur de la gpl ayant un certain embonpoint) : 'I will concede that they must eat. Though, like me, they should eat less.'
J'ai commencé la lecture d'un bouquin 'DU BON USAGE
— ZankoDE LA PIRATERIE' qui est sous creative-commons. Je ne suis pas encore loin dans la lecture mais ça m'a l'air intéressant.
2 commentaire(s) - Trolleur égaré
mardi 24 juin 2008
02:52
Bun on ne vole rien, les artistes sont rémunéré par la taxe sur la copie privé. Je ne vole pas, je récupère juste un bien légalement acheté par la taxe payé avec mes achats de clef usb disque dur, cd et dvd vierge, CQFD
— lanoux1 commentaire(s) - Trolleur égaré
mardi 24 juin 2008
03:27
Si on pirate, on recoit aussi du rhum, une jambe de bois et un perroquet?
— fluonimousperso ca me branche pas mal c't'idée...
18 commentaire(s) - Trolleur égaré
mardi 24 juin 2008
03:33
Zanko : Je suis entièrement d'accord avec toi sur le fait que c'est à eux de trouver un autre « business-model » et pas à nous de leur assurer des revenus énormo-inutiles et même plutôt d'accord sur le reste de ton commentaire.
À part que ça « il y ai un lien entre le travail fourni et la rétribution associée. », je me permets de mettre un petit bémol. En effet, comment déterminer la valeur du travail ? via l'utilité que donne le consommateur au produit ? via une évaluation du travail nécessaire à l'auteur pour le créer ? via un autre critère ? via un mix de tout ça ? C'est quand même vachement abstrait. Certes, les revenus doivent être en accord avec le travail fourni mais ce principe est loin d'être infaillible, d'où l'intérêt indéniable (selon moi, toujours), de la redistribution.
Sinon, ouais, bien, la citation.
Tuxicoman : Comme le disait fort justement Vlad sur le premier billet (http://xbright.codingteam.net/dotcl...), en fait, « plus besoin d'intermédiaires. [...] [les majors] veulent à tout prix faire oublier [...], pour ne pas donner de "mauvaises" idées aux artistes. ». Ils sont tout simplement dépassés parce qui se passe, ils le savent et plutôt que de tenter de s'adapter, ils essayent de camper sur leurs positions dominantes.
lanoux : je plussoie avec énergie.
fluonimous : si tu viens pirater chez moi, ouais, j'achète une bouteille de Rhum Charrette pour fêter ça \o/
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— xbrightChouette, ce billet a été censuré du planet-(pas-)libre. \o_
366 commentaire(s) - Squatteur <3
mardi 24 juin 2008
12:06
Beaucoup de bonne idée on été émise ici.
C'est avec plaisir que je vois que le debat piraterie/idustrie peu etre tres élevé.
Il y a encore deux chose dont vous ne parler pas ici et qui sont pour moi assez fondamentale.
La première est celle de ce que l'on trouve comme titre sur internet par rapport a chez votre distributeur de CD favoris.
J'ai pas forcement d'exemple d'artiste mais il est certain que des personnes partagent des oeuvres rares, b-sides, covers, live, jamais sortit sur cd, jamais sortit du studio, ou enregistré a l'arache on ne sait ou.Ces titres ne seront jamais ailleurs que sur internet.
Contre exemple :je crois qu'un cd de nirvana est sortit avec que des B-sides, mais a part pour nirvana et quelques autres qui va financer un CD de B-sides?
Personnes ! Pourtant moi je suis la avec tout les CD que jai deja racheté en version ++ et collector triple CD etc... Sans compter que mon distributeur il a que dalle et que je doit faire importer les cd...
La deuxieme suit directement la premiere...
Mon idée est que le net peu pas nuire au artistes, parce qu'il donne beaucoup plus de possibilité que le CD,la radio, ou le concert, il n'y a pas de réelle concurrence entre ces média.
Il permet pour très peu de frais:
De la pub pour peu qu'on est vraiment fan de musique et qu'on sait écrire sur un forum/blog.
De la distribution, a partir de chez soi, grace a l'adsl, ou grace a des sites spécialisés (boxson, dogmaziq ).
Il est certain que dans ce modele ce n'est pas une maison de disque qui y gagne...
Internet fait son travail est en mieu même.
Une major a une démarche commerciale:
"Désolé 6 minutes c'est trop long, faite un bon 3min30 et ca ira a la radio"
"Désolé votre chanson la c'est pas possible c'est pas ce que les fans attende de vous..."
Ce qui a mon sens décourage la création et l'originalité.
De plus l'artiste est libre du prix qu'il accorde a ses chanson.
La maison de disque elle, se fait du beurre sur notre dos (le brevet du CD a été rentabilisé en quatre ans) et sur le dos des artistes(combien vont D'euros aux techniciens et créateur sur 20euro de CD).
Pour finir je pense qu'il y aura toujour de la création, même sans les rêves de gloire et de richesse.
Bon je doit y aller mais il y a aussi le probleme des status des zikos et des techniciens...
(Désolé pour les fautes)
— kyzh1 commentaire(s) - Trolleur égaré
mardi 24 juin 2008
12:11
D'accord sur pas mal de points, entre autre que le "piratage" n'est sans doute qu'un des multiples facteurs (et sans doute mineur) de la baisse de la vente des disques.
Mais le téléchargement illégal ne devrait jamais être une solution encouragée dans la mesure ou des systèmes légaux d'écoute gratuite sont en place (deezer and co).
Largement suffisant comme "borne d'écoute" non ?
Si un artiste ne veut pas qu'on télécharge ses oeuvres, aussi con soit-il et même si il fait des pubs pour les lunettes, son souhait devrait être respecté.
Parce que sinon, qui décide que tel artiste a trop d'argent et que du coup télécharger sa musique n'est plus du vol mais de la justice ?
Qui décide qu'un simple voleur devient robin des bois ?
Qui fixe les paliers ?
Parce que là sa ressemble furieusement à une justice personnelle.
En attendant, allons à des concerts ;)
— tHom1 commentaire(s) - Trolleur égaré
mardi 24 juin 2008
12:24
tHom, ouaip, dans un sens, tu as raison, mais de toute façon, je ne m'intéresse pas aux deux vainqueurs de ce billet (sur qui je ne me suis pas acharné !) O:)
Mais bon, Deezer, j'ai pas souvenir que le son était de très bonne qualité, c'est bourré de flash et en plus, c'est une flagrante preuve d'hypocrisie des majors : tu vas dans les dossiers temporaire et tu peux copier/coller le titre qui a été téléchargé...
kyzh : Je plussoie. D'ailleurs, pour illustrer ce que tu dis, toutes les démos de Marilyn Manson And The Spooky Kids, c'est introuvable, ici. Les vieux CDs de rééditions sont, à en croire les commentaires sur les sites de vente ligne, plein de remix à chier. Et bah, sur Internet, j'ai trouvé des copies de vieilles cassettes audio et j'en suis bien content :)
— xbright366 commentaire(s) - Squatteur <3
mardi 24 juin 2008
14:40
La culture n'a pas à se soumettre au marché, la culture ne doit pas être une marchandise!
Ma proposition, créer un "cnc musical" fonctionnant à peut prêt sur les même base de financement et subvention.
Le Gouvernement doit lancer de toute urgence une plate forme de distribution en ligne d'oeuvres numériques, où le prix serait librement fixé par l'acheteur et les rémunérations aux artistes justes.
La criminalisation et la répression ne sont pas les seuls voies, laissons cela aux conservateurs de Droite.
— tenshuCela même qui ont supprimé la licence globale de la Gauche.
5 commentaire(s) - Trolleur égaré
mardi 24 juin 2008
23:17
Juste un petit lien : Musopen (http://www.musopen.com/shuffle.php).
Je vois que vous n'en parlez pas, je trouve que le concept est intéressant, et malgré la présence de Flash T_T et de peu de morceaux ça permet d'écouter un peu de bonne musique.
Sinon, pour le troll, je trouve également que l'ensemble de la Culture/Connaissance/toussa devrait être Libre (et gratuite au possible).
Bon je vous avouerais que "la copie pour voir" (mieux que "piratage" s'pas) de musique et de films privatifs ne me concerne plus trop car ça fait longtemps que la qualité n'est plus au rendez-vous de ce coté là. Et puis la musique Libre est bien plus agréable (un je-ne-sais-quoi en plus qui la rend plus mélodieuse ^^).
Le parfum de la liberté...
o(^^o) (o^^)o
— Pouix1 commentaire(s) - Trolleur égaré
mercredi 25 juin 2008
17:14
Tes grands coups de gueule (si je peux appeller ça comme ça) sont pas mal xbright J'avoue avoir pas mal réfléchi lors de leur lecture (même si j'étais déjà tout à fait d'accord avant).
— PerfranTu devrais songer à en écrire aussi pour le téléchargement de films et l'industrie des concerts (Live Nation, etc.)
1 commentaire(s) - Trolleur égaré
mercredi 25 juin 2008
18:52
tenshu, Je plussoie énergiquement ta phrase : « La culture n'a pas à se soumettre au marché, la culture ne doit pas être une marchandise! ».
Pouix, ouais enfin, le tout c'est de ne pas se baser sur ce qu'on peut entendre à la radio ou lire dans les torchons^Wmagazines, la qualité, ça se trouve, si-si !
Perfran : merci :-)
— xbrightComme dit plus haut, c'est une série de billet qui commence. D'ailleurs, l'idée du premier m'était venu par hasard et je ne pensais pas que j'en écrierai plusieurs :o Sinon, ouais, on m'a parlé de Live Nation et de tout ça, « yapluka » que je me renseigne.
366 commentaire(s) - Squatteur <3
jeudi 26 juin 2008
00:14
Salut,
La réponse de Dogmazine :
— emilpoehttp://blog.dogmazic.net/2008/06/a-...
7 commentaire(s) - Trolleur égaré
lundi 14 juillet 2008
13:36
Salut,
Moi il y a quand même quelque chose qui m'échappe, le particulier ne serait pas responsable de ses actes, et à vous lire les gens téléchargent illégalement de la musique, mais sont prêts à aller acheter les CDs derriere, faudra m'expliquer pourquoi alors les majors se plaignent d'un manque à gagner dans ce secteur depuis plusieurs années déjà... ou alors tout cet argent partent dans leur épargne :) ...
— Cédric12 commentaire(s) - Trolleur égaré
jeudi 14 août 2008
13:45
Bonjour,
Je voudrais réagir sur deux points: la musique libre et l'informatique libre.
J'ai bientôt 50 piges, et j'ai tapé mes premières lignes sur un apple IIe en basic ( mais si rappelez-vous, c'est l'époque juste entre les hiéroglyphes et windaube)....Et le débat sur les "copies pirates" a véritablement commencé quand les enregistreurs sur K7 sont arrivés.
Car, si je suis bien la logique des majors, il faudrait alors qu' en tant qu'Architecte, je fasse payer les gens qui veulent photographier mes "magnifiques constructions "??? :-\ ....Euh..." je crois que ça va pas être possible"...
On a tous compris que tout cela est un faux débat destiné à nous détourner des vrais questions:
- Qui va gagner "Colle en tas"?,
- Qui va faire la prochaine "injection de paquets" dans "l'ile de la tente à cons".*
Quant à tes détracteurs, Xbright, il me semble pour certains leurs ambitions sur la toile sont à peine voilées...(http://blog.huguesbernard.eu/post/2...)
:"je vous laisse, il parait que je suis la base d'un mouvement, donc il faut que je coures pour rester en phase "
Dans le genre je me la pète...il est trop fort!!!.... :-D :-D
Ou alors style: Je suis le Sage de la toile...
:"J'aime bien leur ton, ça sent l'adolescent en pleine crise existentielle qui viens de découvrir une cause à défendre... Il faut bien que jeunesse se passe "
MDR!!!!! Eh, nojhan, écoute donc "Les Bourgeois" de Jacques Brel, ça irait bien sur ton blog...et n'oublies pas de règler les droits d'auteurs ;-) ...merci pour eux!
Juste un mot encore: Xbright , j'ai parcouru ton blog : il est pertinent, voire impertinent, drôle, et je trouve son ton décalé de belle facture-( oups pardon pour les dj'euns: comment ça casse!!!)
De plus j'y ai trouvé les renseignements que je voulais :-P
Ne lâche pas l'affaire!
j'aime la clé wep, la porte ouverte à toutes les fenêtres...( j'ai du lire ça quelque part....)
gnu-papou
— gnu-papou1 commentaire(s) - Trolleur égaré